Pas de moyens supplémentaires pour lutter contre le bostryche

Dans sa réponse à une question écrite au député UDC Thomas Stettler, le Gouvernement répond ...
Pas de moyens supplémentaires pour lutter contre le bostryche

Dans sa réponse à une question écrite au député UDC Thomas Stettler, le Gouvernement répond qu’il n’a pas l’intention d’aller au-delà du budget alloué à la lutte phytosanitaire

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Le Gouvernement n’octroiera pas d’aide supplémentaire pour lutter contre le bostryche en 2019. C’est la réponse donnée à une question écrite de Thomas Stettler. Le député UDC de Courroux souhaitait connaître la stratégie du Gouvernement jurassien pour lutter contre le coléoptère qui sévit sur les épicéas et les résineux de la région.

Un investissement des communes parfois discutable

Dans sa réponse, le Gouvernement reconnaît que la situation est préoccupante, notamment en ce qui concerne les épicéas et les résineux en général. Il rappelle que le canton agit à son niveau à travers une politique climatique déjà en cours et qu'il soutient financièrement les propriétaires forestiers. Mais le Gouvernement dit aussi constater « que certaines communes sont peu enclines à prendre les mesures nécessaires pour pérenniser et renouveler le boisement, » avant de préciser que « l’avenir du pâturage boisé et de ses arbres est donc d’abord de la responsabilité du propriétaire. » Le Gouvernement rappelle que sa politique cantonale relative au pâturage boisé sera finalisée cette année.
Le député de Courroux a également souhaité savoir si les propriétaires qui n’ont pas les moyens de procéder à des coupes d’assainissement s’exposent à des sanctions. Le Gouvernement répond que la lutte phytosanitaire est une obligation légale. « Elle doit être assurée indépendamment d’un soutien financier. » Il rappelle que l’Office de l’environnement pourrait ordonner aux propriétaires de prendre mesures, et les faire exécuter à leurs frais.

Une aide honorée mais qui n'augmentera pas

Le Gouvernement reconnaît que l’épidémie s’aggrave depuis plusieurs années. Mais il explique qu’il n’a pas l’intention d’aller au-delà du budget 2019 alloué à l’OFEV pour la lutte phytosanitaire. Il rappelle qu’un crédit supplémentaire de 60'000 francs a été accordé en 2018, et précise que le déficit de la lutte doit être assumé par les propriétaires forestiers. « Pour les communes, il est contestable de considérer qu'elles n’ont pas les moyens. Il est bon de rappeler que la forêt a rapporté de l’argent durant plusieurs siècles. »
Le Gouvernement a également précisé que les moyens alloués par le budget cantonal 2019 pour la lutte contre le bostryche en forêt protectrice seront certainement insuffisants pour indemniser l’ensemble des dégâts à hauteur des taux définis. Il précise que les subventions fédérales continueront d’être versées. Les aides financières prévues au budget cantonal pour la réparation des dégâts en pâturage boisés seront, quant à elles, suffisantes. /tna


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