Commentaire : des erreurs ou des mensonges autour de la géothermie profonde ?

Nous avons découvert une communication défaillante dans le projet de géothermie profonde. C’est ...
Commentaire : des erreurs ou des mensonges autour de la géothermie profonde ?

Nous avons découvert une communication défaillante dans le projet de géothermie profonde. C’est le site de « Destress », un programme de recherche qui en est l’auteur

Le site internet de « Destress » et sa publication en anglais sur le projet de géothermie profonde à Haute-Sorne. Le site internet de « Destress » et sa publication en anglais sur le projet de géothermie profonde à Haute-Sorne.

Les premiers forages du projet de géothermie profonde en Haute-Sorne ont eu lieu en 2017. Le puits a été foré verticalement à une profondeur de 5'000 mètres. Vous ne le saviez pas ? Nous non plus. Personne en fait. Non, car c’est faux. Or, ces propos apparaissent noir sur blanc sur le site internet de « Destress », un projet européen de recherche sur la géothermie profonde géré par des scientifiques. Celui-ci réunit 16 partenaires du monde académique et de l’industrie, dont Geo-Energie Suisse, le promoteur du projet de Haute-Sorne. Les travaux de la société dans le cadre de ce projet « Destress » sont principalement axés sur le développement de la stimulation par étapes, une technique qu’il est prévu d’utiliser à Glovelier. Geo-Energie Suisse, par l’intermédiaire d’Olivier Zingg, a promis que le site internet serait remis à jour prochainement. /mle

Le commentaire de Michel Leoni

     "Destress" évoque le projet au passé, comme s’il avait déjà commencé à Glovelier. On nous parle, dans un anglais parfois scientifique, d’un forage débuté en 2017 avec de nombreux détails troublants. On nous dit que le puits a été foré verticalement jusqu’à atteindre le sommet du socle en granit. On nous souligne également que chaque section a été stimulée indépendamment. On nous dit encore que le trou est ouvert. Que des mensonges, ou "des erreurs", d’après Olivier Zingg, de Geo-Energie Suisse. Mais comment peut-on écrire de tels mots dans un cadre scientifique ? Comment ? C’est purement et simplement un manque de respect et de professionnalisme. Dans un dossier aussi sensible, c’est inquiétant et ça n’inspire en tout cas pas confiance. 


 

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