Seize ans de prison pour l’assassin de Reconvilier

Le marine américain d’origine kényane qui a tué une femme à Reconvilier en janvier 2017 passera ...
Seize ans de prison pour l’assassin de Reconvilier

Le marine américain d’origine kényane qui a tué une femme à Reconvilier en janvier 2017 passera seize ans derrière les barreaux. Il a été reconnu coupable d’assassinat et de séquestration

 Le Tribunal de Moutier a rendu son verdict lundi matin. (Photo : archives) Le Tribunal de Moutier a rendu son verdict lundi matin. (Photo : archives)

Seize ans de prison pour assassinat et séquestration : le Tribunal de Moutier a rendu lundi son verdict dans l’affaire de l’homicide commis à l’encontre d’une jeune femme le 25 janvier 2017 à Reconvilier. Le prévenu, un Américain d'origine kényane engagé dans le corps des marines, a écopé d’une peine plus sévère d’une année que celle demandée par le Ministère public du Jura bernois. Son comportement au moment des faits et dans la procédure n’a pas joué en sa faveur.


Un acte égoïste

Le prévenu souffre de troubles narcissiques et a agi pour un mobile futile et égoïste, selon la présidente du tribunal Maryvonne Pic-Jeandupeux. Il n’aurait pas supporté d’être mis de côté par sa maîtresse, elle aussi d'origine kényane et mariée à un homme de la région.


Pas de préméditation

Venu exprès des États-Unis pour tenter de la reconquérir, le trentenaire n’a pas prémédité son crime. Il aurait agi dans un accès de rage alors qu’il séquestrait sa victime dans son appartement et qu’il a constaté qu’elle était prête à faire appel à la police pour l’éloigner d’elle. Il l’a alors poignardée à deux reprises avant de l’étrangler avec son soutien-gorge. Une fois son crime commis, il a modifié la scène et s’est automutilé pour faire croire à un projet de suicide commun. Durant l’audience, il a par ailleurs expliqué que sa victime l’avait frappé la première, ce que les preuves démentent.


Des questions qui resteront sans réponses

Le tribunal retient qu’il a agi avec acharnement, cruauté, froideur et absence de scrupule, des motifs constitutifs de l’assassinat. Il relève aussi que l’accusé a refusé de s’ouvrir pendant le procès, préférant garder certains éléments secrets, des secrets qui s’apparentent pour lui à une victoire ou un trophée. S’adressant au mari et au père de la victime, la juge s’est dite navrée de ne pas pouvoir les éclairer davantage sur les raisons de ce drame. Maryvonne Pic-Jeandupeux a conclu en déclarant que tout le monde, que ce soit la famille ou la cour, devrait vivre pour toujours avec des questions sans réponses.


Après la prison, l'expulsion

Aux seize ans d’emprisonnement prononcés contre le prévenu s’ajoute une mesure thérapeutique, qui pourra être levée si elle ne donne pas de résultat. Une fois sa peine purgée, l’homme sera expulsé de Suisse et de l’espace Schengen pour une durée de dix ans. /ast


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