Les effectifs de lièvres bruns sont encore bien insuffisants dans le Jura

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Les effectifs de lièvres bruns sont encore bien insuffisants dans le Jura

L’Etat tire un bilan contrasté des cinq premières années de mise en œuvre de son plan de sauvetage adopté en 2013. Il a décidé d’affiner les mesures prises dans le domaine de l’habitat du lièvre

Le lièvre brun ne gambade pas en nombre suffisant sur le territoire jurassien. (Photo: Pierre Boillat) Le lièvre brun ne gambade pas en nombre suffisant sur le territoire jurassien. (Photo: Pierre Boillat)

Les lièvres bruns ne sont pas assez nombreux sur le territoire jurassien. C’est le bilan contrasté tiré mercredi par le canton du Jura à propos des cinq premières années de mise en œuvre de son plan d’actions en faveur de cet animal. Même si une amélioration a été observée ce printemps, les effectifs n’atteignent en moyenne que 1,7 individu au km2, alors que l’objectif était de 4. Pour s’en rapprocher, l’Etat a décidé de prendre de nouvelles dispositions, en affinant notamment l’axe lié à l’habitat.

Le groupe de travail s’est inspiré des succès obtenus à Bâle-Campagne dans le cadre d’un projet similaire en faveur du lièvre brun. Les adaptations concernent les mesures de revitalisation de l’habitat et de protection des levrauts. Selon le responsable du Domaine Nature à l’Office de l’environnement, Laurent Gogniat, le problème n’est pas le nombre de naissances, mais le nombre de petits qui atteignent l’âge adulte.


Un projet pilote sur deux zones

Deux régions de plaine ont été priorisées pour un projet pilote qui doit s’étaler sur six ans. Il s’agit des zones « Vendline-Coeuvratte » en Ajoie et « Sur Chaux » sur les communes de Haute-Sorne et Courtételle. Les jachères florales et les parcelles de céréales semées de manière moins dense seront particulièrement promues. Ces deux habitats offrent, en effet, un couvert végétal aux levrauts à l’abri de prédateurs et d’interventions mécaniques. Quelque 45 exploitants seront ainsi contactés, dans le cadre d’un partenariat avec AgriJura. Autre nouveauté : quelques lièvres seront équipés d’un collier GPS afin d’analyser leurs déplacements et leurs comportements sociaux.

L’objectif avec ce projet est d’atteindre 4 individus au km2 d’ici 2022 sur les régions de plaine priorisées, et 3 sur l’ensemble du territoire jurassien d’ici 2024. À noter que les deux autres axes principaux du plan d’action qui consistent à réguler les prédateurs sauvages du lièvre brun que sont le renard et la corneille, ainsi que la surveillance du braconnage seront poursuivis. /emu


 

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