A l’école Mahana, éduquer les enfants autrement

Une nouvelle structure scolaire ouvrira ses portes en octobre à Courgenay. Il s’agit d’une ...
A l’école Mahana, éduquer les enfants autrement

Une nouvelle structure scolaire ouvrira ses portes en octobre à Courgenay. Il s’agit d’une école démocratique : l’élève peut choisir ce qu’il veut étudier et à quel moment

Marie Petignat, assistante socio-éducative, Naomi Stifel et Gipsy Nussbaum, enseignantes, accueilleront une vingtaine de jeunes dans l'école Mahana, à Courgenay. Marie Petignat, assistante socio-éducative, Naomi Stifel et Gipsy Nussbaum, enseignantes, accueilleront une vingtaine de jeunes dans l'école Mahana, à Courgenay.

Une école démocratique va ouvrir ses portes à Courgenay. Menée par une équipe d’enseignants, d’éducateurs, d’un psychologue et d'une assistante socio-éducative, l’école Mahana (soleil, en tahitien) pourra accueillir une vingtaine d’enfants entre 4 et 18 ans. Elle est basée sur la bienveillance, le respect et l’apprentissage libre. 


Chacun choisit ce qu’il veut étudier

« Chaque membre - c’est ainsi qu’on nomme nos élèves - peut choisir ce qu’il souhaite étudier et à quel moment », explique Naomi Stifel, l’une des enseignantes de l’école Mahana. La liberté d’étude est l’un des principaux fondements de cette nouvelle structure, qui promeut aussi la gestion participative et le respect de soi, de l’autre et du vivant. « Les jeunes pourront proposer des activités, mais aussi la modification de nos règles de vie », ajoute Naomi Stifel.
Pour l’équipe pédagogique, cette école répond aux attentes de certains parents, mais aussi aux évolutions sociétales : selon les professeurs, le système scolaire est en mutation, de nouveaux métiers vont émerger. Il s’agit donc de préparer les jeunes à ces changements et leur permettre d’étudier ce qui « fait sens pour eux ».


Créer des vocations

A l’école Mahana, les jeunes apprennent à s’auto-évaluer. S’ils le souhaitent, ils peuvent recevoir une évaluation formelle de la part des adultes. Or, il n’y a pas d’objectif d’apprentissage. N’est-ce pas compliqué, lorsqu’il s’agit d'apprendre un métier et donc d’intégrer une formation plus traditionnelle ? « L’école Sudbury, aux Etats-Unis, a remarqué qu’un enfant choisira un emploi en fonction de ses intérêts. Il fera donc l’effort d’apprendre ce qu’il faut pour y arriver », estime Gipsy Nussbaum, enseignante à Mahana. L’équipe pédagogique assure que « tout est ouvert, après Mahana », mais les jeunes devront probablement passer des examens d’entrée, notamment pour regagner une structure du secondaire. 


S’intéresser à la nature

L’équipe pédagogique entend aussi proposer des rencontres avec des professionnels, pour que les enfants voient et testent des activités en tout genre. A l’école, outre des disciplines « traditionnelles » telles que les maths ou le français, on leur proposera d’apprendre à faire la cuisine, à travailler le bois, ou encore d’étudier la nature : « Leur génération a quelque chose à faire dans ce domaine. Ceux qui auront envie de s’ouvrir à l’écologie en auront l’occasion », admet Gipsy Nussbaum. Car l’école Mahana se trouve à quelques pas des champs et de la forêt. Les jeunes seront accueillis dans une maison de Courgenay, qui est encore en travaux… mais qui sera prête le 21 octobre, jour de la rentrée. Jusque-là, l’établissement cherche encore des subventions. Il a d’ailleurs lancé une campagne participative pour récolter 35'000 francs.

L’école Mahana a obtenu une autorisation cantonale et fonctionne comme une école privée. L’inscription d’un jeune coûte 7'500 francs par an et le prix est dégressif si d’autres enfants de la famille sont inscrits. /cto



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