« L’école Mahana nous a donné des garanties »

Une école démocratique – qui promeut l’apprentissage libre – va ouvrir ses portes à Courgenay ...
« L’école Mahana nous a donné des garanties »

Une école démocratique – qui promeut l’apprentissage libre – va ouvrir ses portes à Courgenay en octobre. Le service de l’enseignement l’a autorisée et nous explique à quelles conditions une telle structure peut voir le jour

A Mahana, les enfants pourront étudier ce qu'ils veulent... mais le service de l'enseignement du Canton du Jura attend que le Plan d'études romand soit un minimum respecté (photo : illustration). A Mahana, les enfants pourront étudier ce qu'ils veulent... mais le service de l'enseignement du Canton du Jura attend que le Plan d'études romand soit un minimum respecté (photo : illustration).

Une nouvelle école a été créée dans le Jura : « Mahana » accueillera ses élèves le 21 octobre et leur proposera un concept d’étude différent de l’école traditionnelle. La structure se veut « démocratique », c’est-à-dire qu’elle promeut l’apprentissage libre. Les enfants, âgés de 4 à 18 ans, pourront décider de ce qu’ils veulent apprendre et pour combien de temps.


Garder un oeil sur le Plan d'études romand

L’école Mahana a obtenu une autorisation cantonale sans subvention et d’une durée de 4 ans. C’est le service de l’enseignement qui s’est chargé d’étudier le dossier. Fred-Henri Schnegg, chef de service, explique que des garanties ont été demandées à l’équipe pédagogique de l’école Mahana : « Notre préoccupation c’est que le contenu du Plan d’études romand (PER) soit abordé. Certes, il ne sera pas suivi comme à l’école ordinaire, mais l’équipe de Mahana nous ont montré comment ils allaient procéder pour tenir compte du PER. » De même, le service de l’enseignement s’est assuré que si un jeune souhaite rejoindre le cursus classique ou le secondaire 2, l’école Mahana se chargera de le former : « Les enseignants pensent pouvoir combler les éventuelles lacune de l’élève en deux ou trois mois », précise Fred-Henri Schnegg.


Période d'essai

« Nous opérerons des contrôles dans l’établissement, comme dans toute école privée, pour avoir la certitude que les objectifs sont atteints », ajoute Fred-Henri Schnegg. « Si les choses se déroulent bien, nous pourrons renouveler l’autorisation, mais s’il a de grosses difficultés, nous pourrons aussi prononcer la fin de l’école. C’est donc une période d’essai. »

D’autres prérequis ont été vérifiés par le Canton, notamment ceux concernant l’aspect logistique ou encore au niveau des ressources humaines. Le service de l’enseignement exige en effet que quelques enseignants soient désignés responsables de l’école. /cto  


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