Les enseignants craignent pour leur image et leurs moyens

Plus de 600 enseignants jurassiens sont réunis ce vendredi à Delémont à l’occasion du 8e congrès ...
Les enseignants craignent pour leur image et leurs moyens

Plus de 600 enseignants jurassiens sont réunis ce vendredi à Delémont à l’occasion du 8e congrès du SEJ

La Halles des expositions de Delémont était bien remplie vendredi matin. La Halles des expositions de Delémont était bien remplie vendredi matin.

Le 8e congrès du Syndicat des enseignants jurassiens (SEJ) s’est ouvert ce vendredi matin à la Halle des expositions de Delémont en présence de plus de 600 de ses membres. Tous plancheront sur les défis d'avenir de l’enseignement à travers la thématique "L'école apprend à penser" et des ateliers consacrés à la santé des enseignants, l’environnement, l’inclusion scolaire ou encore au numérique.

Les défis de l'école de demain vus par les enseignants

Au rayon des revendications syndicales, le secrétaire général du SEJ a fait part de ses craintes sur les moyens dont disposera l'enseignement jurassien dans le futur. Après l'adoption de la réforme fiscale des entreprises (qui diminue les recettes cantonales) et les besoins d’économies annoncés par le canton, Rémy Meury espère que l'éducation ne trinquera pas une fois de plus. « Dans l’immédiat il semblerait que ce ne soit pas le cas, mais il faudra bien trouver ces 45 millions de francs quelque part. Or, on constate que l’on a fait proportionnellement plus d’économie dans l’enseignement que dans d’autres domaines. Donc on risque de nous dire : mais finalement un élève de plus, deux de plus, etc. », souffle Rémy Meury.

Rémy Meury craint un manque de moyens à l'avenir

L’une des grandes préoccupations renvoie à l’image de la profession. D’ailleurs, le programme 2019-2024 du SEJ adopté par le congrès ce vendredi évoque la lutte « contre la dévalorisation morale et matérielle de la profession » et demande le concours des autorités pour redorer le blason des enseignants. « La profession devient difficile à assumer, renchérit le secrétaire général du SEJ. On est vite sous le feu des critiques. D’une part, certains parents n’acceptent plus rien et on doit tout justifier auprès d’eux. Et puis subsiste cette idée selon laquelle les enseignants ne travaillent que très épisodiquement et ont beaucoup de vacances. Alors je suis étonné de voir qu'un métier où l’on est bien payé et l’on travaille peu tout en ayant beaucoup de vacances présente une pénurie de personnel plutôt qu'une pléthore », ironise encore Rémy Meury. Ce dernier a par ailleurs annoncé qu’il quitterait ses fonctions à moyen terme. Le poste de secrétaire général du SEJ sera mis au concours dans les deux prochaines années. /jpi

« La profession devient difficile à assumer »


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