Les pressoirs jurassiens tournent au ralenti

La faible quantité de pommes récoltées se répercute sur les pressoirs de la région qui accusent ...
Les pressoirs jurassiens tournent au ralenti

La faible quantité de pommes récoltées se répercute sur les pressoirs de la région qui accusent une perte de clients aux alentours de 90 à 95% par rapport à une année standard

Les pressoirs de la région, ici celui de Glovelier, n'ont pas eu beaucoup de pommes à se mettre sous la dent. (Photo: archives) Les pressoirs de la région, ici celui de Glovelier, n'ont pas eu beaucoup de pommes à se mettre sous la dent. (Photo: archives)

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour les pressoirs de la région. Les pommes n’ont poussé qu’en petite quantité, la faute au phénomène d’alternance, à un printemps précoce et au gel du mois de mai. Le propriétaire des Vergers d’Ajoie, Alain Perret, nous a confié que sa récolte 2019 ne se montait qu’à 60% d’une année standard, alors que le cru 2018 était estimé à une quantité exceptionnelle de 120 à 130%.

Et cela se répercute sur les pressoirs jurassiens, où le jus de pommes est bien loin de couler à flots. Le son de cloche est le même du côté de tous les pressoirs que nous avons contacté. Un seul client à Boncourt, qui s’apprête à proposer une 2e soirée d’ouverture seulement, une poignée à Fregiécourt, Charmoille et Courrendlin. L’infrastructure de la Société d’arboriculture de Courrendlin et environs va fonctionner pour une 4e demi-journée, alors qu’elle avait carburé tous les jours, sauf le dimanche, pendant deux mois et demi l’année passée. Globalement, la baisse de clients est évaluée aux alentours de 90 à 95%.


Des pommes venues d’ailleurs

La Coopérative Pressafruits à Corban n’est pas mieux lotie, avec une seule visite d’un privé et des pertes évaluées entre 15'000 et 20'000 francs. Elle fait venir ses pommes d’ailleurs en Suisse, notamment du Valais où les prix moins élevés compensent les coûts de transports. Cela lui permet de continuer d’approvisionner les commerces locaux, avec toutefois un emballage différent que celui du Terroir JuraRegion.

D’un point de vue financier, les différents pressoirs que nous avons contactés ne sont pas inquiets. Ils sont préparés au phénomène d’alternance des pommes et font des réserves lors des bonnes années. Du côté des producteurs, Alain Perret nous a confié qu’une année où les pommes sont rares est meilleure pour ses affaires que lorsque tout le monde en a dans son jardin et en distribue. Ses ventes sont meilleures, à un prix majoré de 20%. /emu


 

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