Jusqu'à quatre ans et deux mois de prison ferme pour brigandage

Les trois jeunes hommes avaient agressé plusieurs passants en décembre 2014 à Delémont. Ils ...
Jusqu'à quatre ans et deux mois de prison ferme pour brigandage

Les trois jeunes hommes avaient agressé plusieurs passants en décembre 2014 à Delémont. Ils ont tous écopé de prison ferme ce mardi, en appel, devant la Cour pénale à Porrentruy

Photo : archives. Photo : archives.

« Vous avez fait n’importe quoi, j’espère que vous avez compris », a lancé ce mardi après-midi le juge Jean Crevoisier aux trois prévenus. Le président de la Cour pénale à Porrentruy a pratiquement confirmé, en appel, le jugement de la première instance à l'encontre de trois jeunes hommes. Ils sont reconnus coupables de brigandages qualifiés et tentatives de brigandages qualifiés sur quatre personnes. Ils avaient frappé et détroussé des passants dans différentes rues de Delémont, une nuit de décembre 2014.


De 42 à 50 mois de prison ferme

Les peines prononcées ce mardi sont moins importantes que lors du jugement en première instance de l’an dernier. Elles ont été réduites de quelques mois pour chacun des prévenus. Elles s’élèvent à trois ans et demi pour deux d’entre eux et quatre ans et deux mois pour le dernier. Ils devront également s’acquitter de frais judiciaires de plus de 20'000 francs chacun. Un quatrième prévenu, mineur au moment des faits, a été jugé dans son canton de domicile et condamné par la Cour suprême bernoise.

Le Ministère public a donc pratiquement été suivi. Il avait demandé le maintien des conclusions du Tribunal de première instance. « Tous les prévenus se trouvaient dans la même dynamique ce soir-là. Aucun élément au dossier ne montre que l’un d'eux aurait tenté de modérer les autres », a déclaré la procureure. Elle a pointé du doigt les incohérences dans les récits des prévenus.


Des versions contradictoires

Les prévenus, qui se sont trouvés une nuit d’hiver à faire voiture commune à Delémont pour rentrer à Moutier, ont tout d’abord donné leur version des faits, radicalement différentes. « Je n’ai rien fait, j’étais le chauffeur », a déclaré l’un d’eux, en détention depuis le premier jugement en raison d’un risque de fuite du territoire. « J’ai fait une erreur, j’aurais dû partir quand je les ai vus agir », a précisé le jeune homme qui a fait l’objet de rapports disciplinaires en prison. Son avocat a plaidé l’acquittement.

Le deuxième homme entendu a accusé les autres prévenus de complot : « Dès le départ, ils ont menti. Ils se sont mis d’accord pour me faire porter le chapeau. Je ne suis jamais sorti du véhicule », a-t-il précisé, alors qu’il souhaite partir refaire sa vie aux Etats-Unis. Son défenseur a également demandé l’acquittement.

La version du 3e prévenu entendu ce mardi matin devant la Cour pénale diffère encore. « Moi j’étais là au moment des faits mais je n’avais aucune intention de voler ou de taper », a-t-il expliqué aux juges. « Il y a eu une euphorie, on était jeune », a-t-il ajouté, lui qui a été élu capitaine d’une équipe de football régionale. Il s’est excusé auprès des victimes.  Son avocat a demandé une peine assortie de sursis.

 

Les séquelles d’une victime

Une seule victime, sur les quatre passants agressés cette nuit-là, s’était constituée partie plaignante pour ce jugement en appel. L’homme avait reçu un coup avant de perdre connaissance. Il s’était ensuite retrouvé à l’hôpital. Son avocat a demandé le maintien des conclusions de la première instance.

Les parties ont encore la possibilité de faire recours au Tribunal fédéral. /mmi


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