Une bagarre a précédé le drame de Courfaivre

Le Ministère public a apporté des précisions sur le drame survenu lundi à Courfaivre et les ...
Une bagarre a précédé le drame de Courfaivre

Le Ministère public a apporté des précisions sur le drame survenu lundi à Courfaivre et les jours qui ont précédé

Les autorités précisent que le corps de la mère de famille présentait des coupures de défense sur les mains. (photo:archives) Les autorités précisent que le corps de la mère de famille présentait des coupures de défense sur les mains. (photo:archives)

Le Ministère public jurassien apporte des précisions après le drame de Courfaivre. Il a communiqué vendredi après-midi, quatre jours après la découverte des corps sans vie d’une femme et d’un homme dans leur domicile familial dans le village de la commune de Haute-Sorne.

Tous deux sont bel et bien morts de blessures à l’arme blanche. Ils présentaient des plaies sur le corps. Ils ont été retrouvés sans vie sur le sol d’une chambre du domicile familial, lundi, aux alentours de 10h15. L’état des lieux a permis d’établir qu’il y a eu une bagarre à l’étage de la maison. La mère de famille présentait des coupures de défense sur les mains. Les investigations techniques devront tenter de déterminer la chronologie des faits. A l’heure actuelle, aucun élément ne permet de faire état de l’intervention d’une tierce personne.


Plainte pour agression sexuelle

Huit jours avant le drame, la défunte avait déposé plainte contre son conjoint pour une agression sexuelle commise la nuit précédente. L’acte aurait été perpétré sous la menace d’une arme. L’homme a été interpellé dans la foulée par la police et a admis l’essentiel des faits, en les minimisant toutefois. Ses armes à feu ont alors été saisies et il avait l’interdiction de prendre contact avec son épouse et de s’approcher d’elle. Dès lors, l’homme a pris les dispositions pour respecter ces mesures et a quitté le domicile. Durant la semaine, les proches de la mère de famille ont joint le Ministère public pour faire part de leurs inquiétudes. Trois jours avant son décès, la victime a eu un entretien avec le Ministère public, mais n’a fait part d’aucun élément inquiétant.


Pourquoi n'a-t-il pas été placé en détention provisoire ?

Le Ministère public cite la loi: la détention provisoire peut se justifier en présence de graves soupçons et d’un risque de fuite, de collusion, de récidive ou de passage à l’acte. La détention étant la mesure qui porte le plus atteinte à la liberté, elle doit être prise uniquement si d’autres mesures ne permettent pas d’atteindre le même but.

Dans le cas présent, l’homme n’avait pas d’antécédents judiciaires et il n’aurait jamais commis d’acte de violence physique ou sexuelle hormis les faits survenus huit jours avant le drame. D’après la procureure Laurie Roth, aucun élément ne laissait penser qu’il passerait à l’acte. C’est pourquoi le Ministère public a ordonné des mesures de substitution à l’encontre du prévenu, qui s’était engagé à les respecter. /comm-mle


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