L'épilogue de l'épineux dossier du stand de tir des Breuleux, ouvert dans les années 2000, pourrait bien avoir été signifié jeudi soir. Les treize maires des communes franc-montagnardes ont voté, par neuf voix contre quatre, en faveur de l'apaisement. Le syndicat des communes, propriétaire du bâtiment, cédera une parcelle attenante au stand à un couple d'opposants.
La « moins mauvaise solution »
Le syndicat souhaitait vendre l'infrastructure à la société de tir des Franches-Montagnes mais elle a refusé de verser une garantie de 150'000 francs. « Cette solution est la moins mauvaise mais je regrette que les tireurs aient refusé de payer cette garantie », a réagi Renaud Baume, maire des Breuleux.
Le syndicat devra verser 20'000 francs aux opposants pour participation aux frais administratifs, ainsi qu’une garantie de 100'000 francs assurant que l'infrastructure ne soit plus affectée à des activités de tir, même en cas de revente du site.
Changement d'affectation obligatoire
Plusieurs pistes sont actuellement explorées par Renaud Baume pour reconvertir les installations. Il transmettra une proposition au syndicat au printemps prochain. La revente est également explorée mais pourrait être compliquée par une close obligeant les acheteurs à affecter les lieux à une activité de tir.
Renaud Baume estime que le syndicat a dépensé 80'000 francs en frais de justice dans ce dossier. L'avocat des tireurs pourrait encore attaquer le syndicat en justice.
Renaud Baume : « Les traces ne s'effaceront pas comme ça »
Des tireurs déçus
Cette décision pourrait bien provoquer la dissolution de la Société de tir des Franches-Montagnes, selon Edgar Sauser, membre du comité de la Société et invité mercredi soir en tant que député au Parlement jurassien. Il a reproché, devant l'assemblée, « les discussions entre avocats interposés tout au long du dossier, sans que les tireurs ne soient invités aux séances du syndicat ». /mmi









