François Lachat fustige le Gouvernement à l’occasion des 25 ans de la FICD

Créée en 1994, la Fédération interjurassienne de coopération et de développement est menacée ...
François Lachat fustige le Gouvernement à l’occasion des 25 ans de la FICD

Créée en 1994, la Fédération interjurassienne de coopération et de développement est menacée par les coupes budgétaires. « On est tombé dans l’indignité » estime l’ancien ministre

François Lachat (2e en partant de la gauche) entouré de Pascal Tarchini (à gauche), Isabelle Boegli, Olivier Girardin et Denis Cattin. François Lachat (2e en partant de la gauche) entouré de Pascal Tarchini (à gauche), Isabelle Boegli, Olivier Girardin et Denis Cattin.

Cela fait 25 ans que la Fédération interjurassienne de coopération et de développement (FICD) soutient des projets dans les pays du tiers-monde. Elle comptait six associations lors de sa création en 1994 et en rassemble aujourd'hui 36 qui mènent des projets dans 17 pays. De l'Inde au Brésil en passant par l'Arménie ou encore l'école d'agriculture au Cameroun. Mais son avenir est menacé par les coupes budgétaires voulues par le Gouvernement jurassien qui pourrait diminuer la subvention de 250'000 à 50'000 francs.

François Lachat : « On était respecté et on existait »

« La situation est extrêmement grave », pèse l’ancien ministre de la coopération et père du Jura François Lachat. « Le Jura était précurseur en inscrivant la coopération dans le préambule de sa constitution, juste sous la souveraineté ! Le Jura comptait à l’international, si bien que j’ai été chargé un jour de faire l’audit de l'assemblée nationale du Mali ! On était respecté et on existait. Mais maintenant ? Il y a eu un cheminement lent pour déshabiller la coopération. On est tombé dans l’indignité. Cela me révolte. D’habitude, je ne parle pas. Mais là, ce n’était plus possible de continuer ainsi », a fustigé François Lachat.

Souvenir du Pérou raconté par Denis Cattin

Pour les associations caritatives du Jura et Jura bernois, le soutien de la FICD est crucial. « C’est 50% de notre budget annuel. Mais son rôle est aussi précieux dans l’accompagnement qu’elle peut avoir dans la conduite des projets », explique le président de Jura Afrique, Pascal Tarchini. Car la FICD, ce n'est pas seulement une aide financière mais ce sont aussi des bénévoles qui vont sur le terrain pour assurer un suivi des projets. Une mission qui s’avère toujours aussi importante que par le passé, si ce n’est davantage avec la problématique grandissante du réchauffement climatique.

Denis Cattin sur le réchauffement climatique

« Nos partenaires du sud en payent les conséquences », rappelle le président de la FICD, Olivier Girardin. « Il y a des projets de reforestation et de préservation de la forêt amazonienne, de préservation des cours d’eau dans les pays du Sahel. Il faut continuer et renforcer ces priorités », ajoute Denis Cattin, président de la commission technique. Faut-il encore que l’organisme de coopération conserve des moyens financiers suffisants pour le faire. /jpi


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