Les temps sont compliqués dans le monde de l’imprimerie. Celle du Franc-Montagnard en fait la douloureuse expérience en cette fin d’année 2019. Le Conseil d’administration a communiqué jeudi que le volume d’affaires actuel des imprimés n’est plus suffisant pour « assurer l’avenir de l’imprimerie ». L’érosion atteint 35% en quatre ans et se veut le reflet d’une société en pleine mutation, comme l’écrivent les dirigeants : « Les habitudes changent et nous nous orientons, avec la complicité passive de chacun d’entre nous, vers toujours plus de numérique et moins de papier ». L’avenir passerait aussi par un renouvellement des équipements dont le financement ne serait « plus possible ».
Le Conseil d’administration du Franc-Montagnard cherche donc des alternatives et la création de « synergies intelligentes » pour « maintenir un bon nombre de postes de travail ». Les détails de cette restructuration seront annoncés de façon transparente dès qu’une solution aura été trouvée.
Le journal à l’abri
Si l’imprimerie se trouve « aux soins aigus », le journal est à l’abri. « Il ne soulève pas d’inquiétude particulière. Les emplois à la rédaction ne sont pas touchés et l’édition du Franc-Montagnard continuera de se faire trois fois par semaine », assurent les dirigeants, qui rappellent que ce journal de 122 ans fait partie de l’identité du district. Du patrimoine, même ! /clo









