Prison ferme pour des « jeunes désœuvrés »

Trois hommes ont été condamnés ce mercredi par la Cour pénale à Porrentruy à des peines privatives ...
Prison ferme pour des « jeunes désœuvrés »

Trois hommes ont été condamnés ce mercredi par la Cour pénale à Porrentruy à des peines privatives de liberté atteignant au maximum deux ans et quatre mois fermes. Ils ont notamment incendié des véhicules dans le Jura ces dernières années

La Cour pénale a rendu son jugement à Porrentruy. La Cour pénale a rendu son jugement à Porrentruy.

De « jeunes délinquants » écopent de peines allant jusqu'à deux ans et quatre mois de prison ferme. La Cour pénale a condamné mercredi matin à Porrentruy trois hommes d’une vingtaine d’années pour vols et incendies de véhicules, vols de plaques d’immatriculation, infractions à la Loi sur la circulation routière et la Loi sur les stupéfiants notamment. Les faits se sont produits entre l’été 2016 et le début de cette année dans la Vallée de Delémont et en Ajoie.

La présidente a décrit une « bande de jeunes pour la plupart désœuvrés » au prononcé du jugement de première instance. Des jeunes qui ont du « mal à trouver leur place dans la société et qui évoluent dans un milieu peu structuré », a ajouté la juge Corinne Suter au sujet de la situation des trois prévenus au moment des faits.


Peines de prison et pécuniaires

Le premier d’entre eux a été condamné à une peine privative de liberté de deux ans et quatre mois fermes, sous déduction des jours de détention provisoire déjà effectués. Il passera encore un peu moins d’une année en prison. « On n’arrive plus à le tenir », a exprimé Corinne Suter au sujet du premier prévenu. Il devra également s’acquitter d’une peine pécuniaire et de frais judiciaires pour une somme globale de près de 50'000.-.

Le second prévenu écope de deux ans et deux mois de prison ferme, sous déduction de 41 jours de détention provisoire subis. Et le dernier, « un suiveur sans antécédents », selon la juge, est lui condamné à quinze mois de prison avec un sursis de deux ans. Tous deux devront également s’acquitter de frais judiciaires.


Des actes pour « donner un sens à leur vie »

La présidente de la Cour a insisté sur le manque de clarté des mobiles des prévenus. « Par jeu, pour défier l’autorité ou donner un sens à leur vie, on ne sait pas très bien pourquoi ils ont agi ainsi », a expliqué Corinne Suter. Elle a constaté une aggravation des infractions commises au fil du temps, du vol de plaques d’immatriculation jusqu'à l’incendie de véhicules pour effacer leurs traces.

La juge a également insisté sur la complexité de l’enquête. Elle a duré plus d’un an et demi. Les enquêteurs ont dû faire appel à l’analyse ADN et la géolocalisation notamment. Les prévenus ont la possibilité de faire appel auprès du tribunal cantonal. /mmi  


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