Il passe sa vie dans les forêts de la région et ne se montre que très rarement. Le chat sauvage a été nommé animal de l’année 2020 par Pro Natura. Autrefois au bord de l’extinction, il colonise à nouveau son territoire qui se situe principalement dans l’Arc jurassien. Sa population est estimée entre 400 et 900 individus en Suisse, alors qu’on dénombre plus d’un million de chats domestiques dans notre pays.
Selon l’association, le chat sauvage est un excellent ambassadeur des forêts sauvages, sachant qu’il vit principalement dans des endroits peu fréquentés et dans lesquels il peut se cacher et élever ses jeunes. Pro Natura va d’ailleurs bientôt lancer une campagne de prévention sur la nécessité de développer davantage d’espaces laissés à la nature et non entretenus. Des découvertes récentes ont montré que les chats sauvages pouvaient aussi se débrouiller en dehors des forêts s’ils disposent de suffisamment de cachettes et de couloirs de migration. Pour les spécialistes, il y a de bonnes chances que l’espèce fasse aussi son apparition sur le Plateau et dans les Préalpes.
Des chats craintifs et discrets
Le chat sauvage est plus massif que l’animal de compagnie que l’on connaît. La directrice du Centre Pro Natura de Champ-Pittet, Layne Meinich, souligne qu’il a une fourrure plus dense et plus tigrée, ainsi qu’une queue plus arrondie. Au niveau du comportement, le chat sauvage est très craintif et discret. Layne Meinich précise toutefois qu’il est difficile de le différencier totalement du chat domestique sans analyses génétiques. Les chats aperçus dans la forêt peuvent être issus de croisements ou simplement des chats domestiques qui sont retournés à l’état sauvage. /alr









