Combien coûte une élection aux partis jurassiens ?

L'UDC, le PS et le PDC préparent actuellement l'élection partielle au Gouvernement jurassien ...
Combien coûte une élection aux partis jurassiens ?

L'UDC, le PS et le PDC préparent actuellement l'élection partielle au Gouvernement jurassien. Leurs budgets de campagne varient de 10'000 à 25'000 francs. La transparence du financement des partis fait débat

Photo : illustration, BNS. Photo : illustration, BNS.

L'élection d'un nouveau ministre approche dans le Jura. L’UDC, le PS et le PDC présentent chacun un candidat en vue de l'élection du 9 février et ont donc mis la main à la poche. Les budgets de campagne sont principalement alloués à la publicité (dans les médias, via des affiches et des prospectus notamment) et varient d’un parti à un autre. Les formations politiques ne sont pas toutes d’accord sur la transparence à donner à ces chiffres.


De 10'000 à 25'000 francs

Romain Schaer, candidat de l’UDC, dispose du plus petit budget pour cette élection partielle au Gouvernement jurassien. Il atteint 10'000 francs selon son affirmation, « c’est le minimum », estime le candidat. Il pourrait personnellement mettre la main à la poche.

Le parti socialiste alloue lui 20'000 francs à la candidature de Rosalie Beuret Siess. Un budget qui permet « une belle campagne », selon la candidate. Elle a elle-même contribué aux frais pour moins de 500 francs. 

Anne Seydoux-Christe et le PDC disposent, selon les chiffres présentés par le parti, du budget le plus important pour cette élection partielle au Gouvernement. Il se situe entre 20'000 et 25'000 francs. Un budget « correct qui doit être associé à un bon réseau », explique la candidate. Elle a financé elle-même l’envoi de cartes postales et pourrait davantage participer en fin de campagne. 


Quelle transparence pour le financement des partis

Les avis des partis divergent sur la transparence à donner à leur financement. Il n’est pas réglementé en Suisse, pays le plus opaque d’Europe en la matière, selon le Groupe d’Etats contre la corruption du Conseil de l’Europe.

Romain Schaer estime qu’il n’est pas nécessaire de légiférer davantage. « Le libre choix doit primer », selon lui, dans la décision de divulguer ou non les comptes d’un parti. La transparence totale doit en revanche prévaloir, selon Rosalie Beuret Siess. Le PSJ publie d’ailleurs ses comptes sur son site internet. Les cotisations des élus constituent la principale source de revenu du parti. Anne Seydoux-Christe, enfin, « comprend que certains artisans ou PME ne souhaitent pas apparaître dans les comptes des partis ». 


Une initiative dans le Jura

Le Parti socialiste jurassien a lancé en mai dernier son initiative cantonale sur la transparence du financement des partis politiques. La récolte de signatures suit son cours. Le canton rejoindrait ainsi le Tessin, Genève, Neuchâtel, Fribourg et Schwyz qui se sont déjà dotés d’une législation similaire. /mmi


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