Commentaire : le PLRJ et le PCSI en mode « calculs »

Les deux partis ont fait part de leurs recommandations en vue de l’élection partielle au Gouvernement ...
Commentaire : le PLRJ et le PCSI en mode « calculs »

Les deux partis ont fait part de leurs recommandations en vue de l’élection partielle au Gouvernement jurassien le 9 février. Tout en stratégie, quitte à froisser

Les Jurassiens voteront le 9 février pour compléter leur Gouvernement. Les partis, eux, ont déjà les élections d'octobre dans le viseur (archive d'illustration). Les Jurassiens voteront le 9 février pour compléter leur Gouvernement. Les partis, eux, ont déjà les élections d'octobre dans le viseur (archive d'illustration).

Les positions des partis jurassiens pour l’élection partielle au Gouvernement, le 9 février, sont désormais toutes connues. Le PLR appelle à soutenir – à choix – les candidats du centre ou de la droite, soit la PDC Anne-Seydoux Christe ou l’UDC Romain Schaer. Le PCSI a de son côté apporté son soutien à la démocrate-chrétienne. Ces mots d’ordre du PLR et du PCSI sont stratégiques en vue des élections cantonales d’octobre prochain. Le commentaire de Raphaël Chalverat :

Les choses sont on ne peut plus claires pour le PLR et le PCSI : il ne faut pas froisser le grand PDC. L’appel du pied aux démocrates-chrétiens pour une contribution au renouvellement du bail gouvernemental l’automne prochain, c’est fait ! Le PLR ne fait pas de choix net pour le 9 février : il ne jette pas son dévolu sur Romain Schaer, qui tient pourtant un discours très « libéral-compatible » en prônant la défense des entreprises et la promotion de l’économie. Quant au PCSI, il nous fait le coup de la girouette. Lors des élections fédérales de l’automne dernier, il a souhaité un apparentement avec les Verts qui aurait pu faire vaciller le siège PDC de Jean-Paul Gschwind. Aujourd’hui, il soutient Anne Seydoux-Christe et tourne ainsi le dos à la socialiste Rosalie Beuret Siess. Le vent peut vite tourner en politique !

Le PLR et le PCSI sont ici dans le calcul et la stratégie pour préserver leurs acquis. C’est le jeu, quitte à contrarier et à créer la confusion au sein de leur base respective, ce qui est le cas. Comme le disait Coluche : « La politique, c’est une profession où il vaut mieux avoir des relations que des remords ». Reste à voir comment les électeurs cautionneront ces manœuvres qu’ils n’apprécient guère en général.


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