Condamnés après une bagarre au bord de la piscine

Trois jeunes hommes de France voisine écopent de peines pécuniaires pour avoir participé à ...
Condamnés après une bagarre au bord de la piscine

Trois jeunes hommes de France voisine écopent de peines pécuniaires pour avoir participé à une rixe à la piscine de Delémont en 2018. Un jeune Jurassien avait subi un traumatisme crânien et une fracture à un doigt

La bagarre avait éclaté à la suite d'une partie de football qui a dégénéré au bord de la piscine de la Blancherie. (Photo : archives) La bagarre avait éclaté à la suite d'une partie de football qui a dégénéré au bord de la piscine de la Blancherie. (Photo : archives)

Cette violente bagarre à la piscine de Delémont lors de l’été 2018 avait choqué de nombreux baigneurs et familles présentes ce jour-là. Trois jeunes hommes issus de France voisine ont été condamnés ce mardi à 40 jours-amende à 20 francs par le juge pénal à Porrentruy, l’un d’eux bénéficiant du sursis mais devant s’acquitter en contrepartie d’une amende additionnelle de 160 francs. Tous devront, en plus, payer une amende de 100 francs chacun et solidairement plus de 5'000 francs pour tort moral et indemnités de procédure. La bagarre avait éclaté à la suite d’une partie de football qui a dégénéré. Un Jurassien venu défendre un père et son fils a subi au cours de la rixe un traumatisme crânien et une fracture d’un doigt.

 

Le dernier prévenu nie en bloc

Au total, douze jeunes d’une même bande avaient été condamnés par ordonnance pénale mais trois d’entre eux avaient contesté les accusations. Déjà entendus auparavant, deux prévenus ont minimisé ou nié leur participation. Ce mardi, leur camarade a également tout contesté en s’appuyant notamment sur l’absence de vidéo de la bagarre. Subsistent des témoignages qui identifient les « donneurs de coups » au milieu de cet attroupement qui a mêlé plus d’une trentaine de personnes selon des témoins. Le prévenu est identifié sur une photo, d’abord pour avoir poussé puis menacé un jeune de 14 ans. « Ce n’est pas vrai du tout », riposte le jeune homme. « Pourquoi des témoins vous ont identifiés ? », questionne alors le juge. « Je ne sais pas, ce sont peut-être des membres de la famille ou connaissances de la victime », rétorque celui qui affirme qu’il se baignait durant la bagarre. Il va jusqu’à dire que le plaignant assis à ses côtés ne lui dit « rien du tout » et demande même ce que ce dernier risquerait pour dénonciations calomnieuses !

 

Des témoignages concordants

Ce jeune jurassien le reconnaît pourtant comme l’individu qui lui a donné les deux premiers coups. Ensuite, difficile de se souvenir. « J’en ai reçu tellement », lâche-t-il, certains n’hésitant pas à le frapper à coup de cendriers. Ce sont ces différents témoignages concordants que le juge a retenu pour impliquer les trois prévenus. En revanche, impossible de déterminer qui, dans cet attroupement, a donné les coups qui précisément causé le traumatisme crânien. C’est pourquoi l’infraction pour lésion corporelles simples a été écartée. Plusieurs témoins évoquent une bande de jeunes venus uniquement chercher la bagarre. Certains d’entre eux avaient d’ailleurs déjà été condamnés en France pour des faits de violence. /jpi


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus