Votations fédérales : deux objets au menu

Le peuple suisse se prononce ce dimanche sur l’initiative populaire pour des logements abordables ...
Votations fédérales : deux objets au menu

Le peuple suisse se prononce ce dimanche sur l’initiative populaire pour des logements abordables et la norme pénale anti-homophobie

Les Suisses votent ce dimanche sur l'initiative de l'ASLOCA et la norme pénale anti-homophobie. Les Suisses votent ce dimanche sur l'initiative de l'ASLOCA et la norme pénale anti-homophobie.

Les jeux sont presque faits sur l'initiative populaire pour des logements abordables et la norme pénale anti-homophobie. Si cette dernière a de bonnes chances de s'imposer dans les urnes ce dimanche, les choses sont plus incertaines pour l'immobilier.

Le texte de l'Association suisse des locataires demande à ce que la Confédération et les cantons construisent davantage d'habitations à loyer modéré. L'initiative exige 10% de logements d'utilité publique dans le parc immobilier, soit plus du double du niveau actuel. Pour ses défenseurs, c'est le seul moyen de stopper la spéculation immobilière qui voit les locataires payer toujours plus cher et les investisseurs engranger des bénéfices records. Les programmes publics devant encourager des assainissements n'entraînant pas la perte de logements modérés, le texte permettra une répartition équitable des coûts de la transition énergétique.

Les opposants jugent au contraire que les propriétaires risquent de renoncer à des travaux nécessaires. Selon eux, il est de toute façon superflu d'intervenir sur un marché qui fonctionne via un quota rigide qui ne permettra pas de coller aux réalités locales. Selon eux, le texte fixe un objectif irréaliste qui risque de coûter très cher à la Confédération et aux cantons.

Selon un sondage de l’institut gfs.bern le 29 janvier, le « oui » au texte atteignait 51%.


Norme anti-homophobie

La norme anti-homophobie est de son côté bien partie pour passer le cap en votation selon les derniers sondages. Les opposants à ce texte n'ont obtenu du soutien que dans les cercles proches de l'UDC. Si le peuple donne son feu vert, il ne sera plus possible de propager la haine et d'appeler à la discrimination ou à la violence contre les personnes homo- ou bisexuelles. Pour l'Union démocratique fédérale et les jeunes UDC à l'origine du référendum, la communauté LGB n'a pas besoin d'être réduite à une minorité qu'il faut protéger. Ils ont aussi dénoncé une loi de censure.

De son côté, le camp rose-vert a martelé tout au long de la campagne que le texte n'interdit pas les discussions entre amis, les débats publics ou l'expression de points de vue pour autant qu'ils ne portent pas atteinte à la dignité humaine ou dénient des droits à une personne. Mais la liberté d'expression n'est pas un laissez-passer pour l'appel à la haine et au harcèlement, ont avancé les partisans du texte.

La discrimination fondée sur l'orientation sexuelle n'est aujourd'hui protégée qu'en cas de délits contre l'honneur ou de lésions corporelles. La révision de la loi est partie d'une initiative parlementaire du conseiller national socialiste Mathias Reynard.

D’après le sondage de l'institut gfs.bern, l’extension de la norme antiraciste à la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle a de bonnes chances de s’imposer dans les urnes. 51% des sondés se disaient « absolument pour » et 13% « plutôt pour ». /ATS-gtr


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