Élection partielle, le jour d’après

Les partis politiques ne marquent pas de pause. On parle dès à présent de stratégie en vue ...
Élection partielle, le jour d’après

Les partis politiques ne marquent pas de pause. On parle dès à présent de stratégie en vue du deuxième tour, le 1er mars, et même des élections cantonales de l’automne prochain

Romain Schaer, Rosalie Beuret Siess et Anne Seydoux-Christe seront-ils tous en lice dans le deuxième tour de l'élection partielle au Gouvernement jurassien ? (archive)  Romain Schaer, Rosalie Beuret Siess et Anne Seydoux-Christe seront-ils tous en lice dans le deuxième tour de l'élection partielle au Gouvernement jurassien ? (archive) 

Les partis politiques mettent le cap sur le deuxième tour de l’élection partielle au Gouvernement jurassien. La socialiste Rosalie Beuret Siess a remporté dimanche le premier acte, avec 41,5% des voix, devant la démocrate-chrétienne Anne Seydoux-Christe (37,9%) et l’UDC Romain Schaer (20,6%). Dès à présent, les états-majors affinent leur stratégie en vue du scrutin du 1er mars.

Les regards se portent tout d’abord sur l’UDC. Sera-t-elle de la partie au 2e tour ? Les agrariens décideront mardi soir, après un entretien avec leur candidat Romain Schaer, et après une discussion avec le PDC. « A ce stade, le pourcentage de chance d’aller au deuxième tour est de plus de 50% », confie le secrétaire de l’UDC Didier Spies. Le parti souhaite en tout cas occuper le terrain jusqu’à l’automne prochain. « Nous avons fait plus de 20%, ce qui est bien. Mais nous pourrions perdre des plumes au deuxième tour. Nous devons nous positionner face à cette perspective », dit toutefois Didier Spies.

Au PDC, on souhaite profiter des discussions avec l’UDC pour évoquer les différences entre Anne Seydoux-Christe et Rosalie Beuret Siess. L’UDC a en effet toujours dit qu’elle était face à deux candidates de gauche. « Il faut essayer de faire prendre conscience aux agrariens que leur maintien dans la course fait le jeu de la gauche. L’UDC doit prendre ses responsabilités », dit le secrétaire général du PDC Gauthier Corbat.

Au PLR, on attend la décision de l’UDC pour se prononcer. « J’espère qu’il n’y aura que deux candidats, sinon la gauche deviendra majoritaire au Gouvernement », confie Irène Donzé, membre du comité directeur des libéraux-radicaux. « Si on veut le maintien de la situation actuelle, la droite ne doit pas se disperser », ajoute-t-elle.

Au PCSI enfin, le président Thomas Schaffter estime que le soutien de son parti à Anne Seydoux-Christe a été assez massif dans les urnes. Le parti souhaite garder le cap en vue du deuxième tour, qui s’annonce très ouvert selon Thomas Schaffter. Le président du PCSI affirme enfin que l’UDC doit prendre ses responsabilités, sans émettre d’autre commentaire. « Sa stratégie lui appartient », dit Thomas Schaffter.


Une future entente bourgeoise ?

Les stratégies mises en place visent aussi à préparer la prochaine échéance, à savoir les élections cantonales en octobre. L’UDC souhaite par exemple soumettre une vision pour le Gouvernement : celle d’une liste bourgeoise formée de quatre personnes : 2 PDC, 1 PLR et 1 UDC. « Il faut discuter et voir si on peut imaginer une alliance de centre-droite », explique le secrétaire général Didier Spies. Reste à voir comment les autres partis réagiront. « Il faut reconnaître que la chance est minime », admet Didier Spies.

Au PLR, Irène Donzé n’écarte pas l’idée d’un débat : « On sera un jour obligé de discuter entre les partis de droite. Aujourd’hui, on se disperse alors que la gauche est plus concentrée », dit-elle.

Au PDC, on garde présentement le focus sur le deuxième tour à venir. « Cette partielle reste un objectif en soi », dit Gauthier Corbat.

Pour finir, on évoque tant à l’UDC qu’au PDC les nouvelles forces politiques qui vont entrer en scène en vue des élections cantonales de l’automne prochain. Ces mouvements indépendants pourraient en effet rebattre quelques cartes. /rch


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus