Le travail frontalier sous la loupe

Forum Citoyens s'est penché sur la question jeudi soir à Porrentruy lors d'un débat. Si le ...
Le travail frontalier sous la loupe

Forum Citoyens s'est penché sur la question jeudi soir à Porrentruy lors d'un débat. Si le sujet est vaste et complexe, une chose est certaine : le canton ne peut pas se passer de la main d'œuvre frontalière

Ils étaient plus d'une cinquantaine à s'être déplacés dans la tour du Séminaire, jeudi soir à Porrentruy. Ils étaient plus d'une cinquantaine à s'être déplacés dans la tour du Séminaire, jeudi soir à Porrentruy.

Le travail frontalier est-il une opportunité pour la région ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre Forum Citoyens jeudi soir à Porrentruy. Devant une cinquantaine de participants, plusieurs intervenants se sont succédés pour aborder la problématique du travail frontalier et son impact sur le canton du Jura. 

Une main d’œuvre indispensable

C’est devant une salle quasiment comble que les intervenants se sont exprimés. Des représentants de l’Etat jurassien, de l’économie et des syndicats, mais aussi des académiciens ont tenté de dresser un portrait du phénomène. Une tâche ardue car le sujet est vaste et complexe. Mais s’il y a une chose qui est limpide, c’est que le canton du Jura ne peut pas se passer de ses 8400 frontaliers, selon Pierre-Alain Berret, directeur de la Chambre de commerce et d’industrie du Jura :

Pierre-Alain Berret : « On a clairement besoin de cette main d’œuvre »

Le travail frontalier présente également un intérêt pour l’économie locale, comme l’a expliqué Cédric Duchêne-Lacroix, sociologue à l’université de Bâle :

Cédric Duchêne-Lacroix : « Ces échanges peuvent amener à faire des choses en commun »

D’ailleurs, le canton du Jura fait partie du programme arcJurassien.ch qui veut encourager l'économie présentielle, afin de redonner du souffle au commerce local, comme l’a rappelé le ministre jurassien de l’environnement David Eray.


« Il y a des problèmes dans certaines entreprises »

En fin de séance, au moment des questions du public, une personne a fait part de sa souffrance sur son lieu de travail. Les conditions se sont dégradées en partie à cause des frontaliers, selon lui et notamment à cause de l’embauche de responsables français. Des propos qui ont touché l’assistance, mais que Pierre-Alain Berret a aussi tenu à nuancer. Il reconnaît qu’il peut y avoir des problèmes dans certaines entreprises, mais « dans la majorité des cas, tout se passe bien » a-t-il répondu.

Un avis partagé par François-Xavier Migy. Le secrétaire syndical d’Unia a reconnu qu’il y a des problèmes dans certaines entreprises de la région, mais il a aussi expliqué que l’embauche de frontaliers n’est pas forcément la cause de la dégradation des conditions de travail :

François-Xavier Migy : « Ce sont les méthodes de managment qui posent problème »

Une partie de la discussion a également porté sur les salaires et les cas de dumping. Le sociologue Cédric Duchêne a affirmé, chiffres à l’appui, que le travail frontalier n’avait pas d’influence sur les salaires, ni sur le taux de chômage : 

Cédric Duchêne-Lacroix : « Le travail frontalier n'a pas d'influence sur le taux de chômage »

/tna


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