Une échelle qui sème la discorde

L’affaire qui a occupé le Tribunal de première instance jeudi matin remonte à 2016. Une femme ...
Une échelle qui sème la discorde

L’affaire qui a occupé le Tribunal de première instance jeudi matin remonte à 2016. Une femme est tombée d’une échelle, installée chez elle par des ouvriers du bâtiment. Elle a porté plainte contre les deux entreprises, pour lésions corporelles par négligence

Selon la plaignante, les ouvriers n'ont pas assez sécurisé l'échelle qui devait lui permettre de monter à l'étage de sa maison. Selon la plaignante, les ouvriers n'ont pas assez sécurisé l'échelle qui devait lui permettre de monter à l'étage de sa maison.

Qui est responsable lorsqu’un accident se produit sur un chantier ? C’est la question qui a intéressé le Tribunal de première instance de Porrentruy jeudi matin. Trois prévenus, qui représentaient deux entreprises spécialisées dans le bâtiment, faisaient face à une plaignante.


Rappel des faits

En juin 2015, cette-dernière a mandaté deux entreprises pour effectuer des travaux dans sa maison. Une échelle était alors installée par les ouvriers, pour pouvoir accéder du rez-de-chaussée au premier étage en attendant la pose d’un escalier.

En janvier de l’année suivante, la plaignante souhaitait monter à l’étage et a grimpé sur l’échelle. Et c’est alors que l’accident s’est produit : l’échelle a glissé, vrillé, la plaignante est tombée sur le dos. Résultat : fracture et fissure de plusieurs os, opération chirurgicale et 3 mois d’arrêt maladie. 


Un accord entre les parties ?

La victime a porté plainte pour lésions corporelles par négligence contre les entreprises qui ont selon elle, manqué à leur devoir. L’audience de ce jeudi devait donc faire la lumière sur ce qui s’est passé ce jour de janvier 2016. L’échelle a été de toutes les discussions : était-ce la propriété des ouvriers ? Ont-ils remarqué un quelconque défaut de sécurité ? Aurait-il fallu l’assurer davantage ?

La plaignante a répété que l’échelle n’était pas, ou pas assez assurée et que les règles de sécurité n’ont pas été respectées. Le juge a proposé que les parties s’entendent et négocient entre elles : « Mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon jugement ». La plaignante a accepté de retirer sa plainte au civil, si les prévenus admettent leur responsabilité. Elle demande aussi qu’ils paient pour le tort moral qu’elle a subi, ainsi que pour les divers frais médicaux. Soit un peu plus de 14'000 francs, selon l’avocat de la partie plaignante.

L’audience a été suspendue dans cette optique de médiation.

Reste à voir si une convention pourra être mise en place entre les parties. Jeudi matin pendant l’audience, les prévenus avaient l’air de dire qu’ils n’étaient pas responsables… selon eux, l’échelle était suffisamment stable et assurée au moment de l’accident. /cto


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