« Pas forcément une bonne chose d’avoir des températures aussi douces en février »

Le record de température mesuré dimanche à Delémont pour un mois de février n’a pas que des ...
« Pas forcément une bonne chose d’avoir des températures aussi douces en février »

Le record de température mesuré dimanche à Delémont pour un mois de février n’a pas que des incidences positives. Un météorologue et un biologiste nous en disent plus

Le soleil et les températures de ce week-end pourraient laisser des traces. (Photo: archives) Le soleil et les températures de ce week-end pourraient laisser des traces. (Photo: archives)

Alors que certains attendent désespérément la neige, il n’a jamais fait aussi chaud que dimanche à Delémont en février. Une température de 21,2 degrés a en effet été mesurée. Un record historique pour la capitale jurassienne à cette période de l’année. La station de Fahy a, elle, enregistré 19,1 degrés. Le Jura était tout simplement la région la plus chaude du pays. Si même le sud des Alpes n’a pas pu rivaliser, c’est à cause du vent qui a soufflé chez nous selon Vincent Devantay, météorologue à MeteoNews. 

Vincent Devantay : « Une valeur exceptionnelle pour un mois de février »

Un retour du froid pourrait s'avérer dévastateur

Les valeurs atteintes dimanche dans le Jura pourraient toutefois avoir d'importantes répercussions sur la nature. Si une rechute des températures intervient dans les prochaines semaines, la faune et la flore seraient durement touchées. « Si les bourgeons qui sont en train de se développer venaient à geler, il n’y aurait plus de fruits pendant toute l’année », a concédé le biologiste ajoulot Michel Juillard. Du côté de la faune, ce sont les batraciens qui seraient les plus durement impactés. Si le gel refaisait son apparition, « tous les adultes qui ont gagné leurs plans d’eau seraient pris au piège », a assuré Michel Juillard.

Michel Juillard : « On risque une catastrophe écologique »

Des espèces d'oiseaux sont également touchées par ces températures anormalement hautes. La cigogne blanche, par exemple, ne migre plus forcément vers l'Afrique mais reste en Europe. « Une situation tout à fait exceptionnelle », a assuré Michel Juillard. /ygo-jpi


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