Condamné pour ses tags sur Roland Béguelin et la cause jurassienne

Un homme a écopé jeudi après-midi d’une peine pécuniaire avec sursis. Le Tribunal de première ...
Condamné pour ses tags sur Roland Béguelin et la cause jurassienne

Un homme a écopé jeudi après-midi d’une peine pécuniaire avec sursis. Le Tribunal de première instance l’a reconnu coupable de dommages à la propriété

Palais de justice de Porrentruy (photo : archives) Palais de justice de Porrentruy (photo : archives)

Un homme a été condamné jeudi après-midi pour avoir tagué plusieurs murs avec des références à Roland Béguelin et à la cause jurassienne. Il a été reconnu coupable de dommages à la propriété par le Tribunal de première instance à Porrentruy. Le prévenu a notamment écopé d’une peine pécuniaire de 20 jours-amende à 20 francs avec sursis pendant deux ans. Il avait sévi à six reprises en 2018 dans différentes localités du canton et à des endroits privés et publics. Avec une bonbonne de spray, il avait inscrit des slogans tels que « L’esprit Béguelin est éternel » ou encore « Jurassiens réveillez-vous ». 


Une audience confuse

L’homme dit avoir agi pour raviver la mémoire des Jurassiens. Le prévenu a reconnu les faits, mais il a estimé ne pas avoir commis de dommages à la propriété. Il a souligné qu’il avait utilisé de la peinture écologique qui ne pouvait pas faire de dégâts et qui s’effaçait facilement.

Alors qu’il s’est présenté à l’audience sans avocat, ses propos ont parfois semblé peu cohérents. Il aurait décidé de faire ses tags après avoir vu un film sur le pape François. A plusieurs reprises, il a interrompu le juge, Laurent Crevoisier, qui a dû le menacer d’une amende. Les parties plaignantes ont également paru un peu perdues dans cette procédure. L’une d’elles a expliqué au juge ne pas savoir pourquoi elle était là. Une autre a demandé que le prévenu nettoie lui-même ses tags. Le juge lui a répondu qu’il ne pouvait prononcer une telle sanction.

 

Des dommages avérés

Après quelques minutes de délibérations, le juge a rendu son verdict. Selon lui, le prévenu s’est bien rendu coupable de dommages à la propriété dans cinq cas sur six. Il a, par contre, été libéré de la dernière infraction en raison du retrait de la plainte après la signature d’une convention.

Par ailleurs, le prévenu devra s’acquitter d’une amende de 100 francs et payer plus de 600 francs de dommages et intérêts à l’OFROU pour des tags sur des murs de soutènement de l’autoroute A16. Les autres parties plaignante n’avaient soit pas demandé de dédommagement, soit pas fourni d’éléments suffisants pour chiffrer leur dommage. Elles auront la possibilité de retourner devant le juge civil. /alr


 

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