L'enquête sur le car de Montaigre est au point mort

La justice jurassienne attend des renseignements de la part des autorités françaises pour avancer ...
L'enquête sur le car de Montaigre est au point mort

La justice jurassienne attend des renseignements de la part des autorités françaises pour avancer dans l’enquête sur l’incendie d’un car dans le tunnel de Montaigre

Sans les renseignements de la justice française, le Ministère public ne peut poursuivre son instruction. Sans les renseignements de la justice française, le Ministère public ne peut poursuivre son instruction.

C’était il y a presque un an et demi et pourtant le dossier est au point mort. Le 4 octobre 2018, un car prenait feu dans le tunnel autoroutier de Montaigre entre Porrentruy et Chevenez. Par chance, les 54 occupants étaient sortis indemnes de cet incendie. Dans la foulée, le chauffeur a été inculpé. Mais la justice jurassienne aimerait désormais s’intéresser à l’entreprise de transport basée en France. Et c’est là que le bât blesse.

La procureure Frédérique Comte n’a encore obtenu aucune nouvelle des commissions rogatoires transmises à la justice française. Deux demandes d’entraides envoyées en décembre 2018 et en janvier 2019, ainsi qu’un rappel en fin d’année, sont restées lettre morte. Le Ministère public souhaite obtenir des informations sur la société de transport TransDev Grand Est, sur la question notamment des contrôles qui ont été effectués sur le car s'étant embrasé.


Problème d’étanchéité

L’expertise de l’Ecole des sciences criminelles à Lausanne pointe du doigt un problème d’étanchéité. Du diesel s’est écoulé dans le compartiment moteur. Les vapeurs se sont ensuite enflammées, ce qui a provoqué l’incendie. Toutefois les experts ne peuvent préciser si le problème d’étanchéité provient d’une usure, d'un défaut ou d’un manque d’entretien. Sans les renseignements de la justice française, la procureure ne peut donc pas compléter son dossier d’instruction. /ncp


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