Pas plus de fauchage de plantes au bord des routes

L’UDC Philippe Rottet demandait de faucher les plantes indésirables au bord des routes dès ...
Pas plus de fauchage de plantes au bord des routes

L’UDC demandait de faucher les plantes indésirables au bord des routes dès le printemps, pour préserver le monde agricole. Mais le Parlement a refusé le texte

Une douzaine d'apiculteurs a manifesté mercredi devant le Parlement contre la motion de l'UDC. Une douzaine d'apiculteurs a manifesté mercredi devant le Parlement contre la motion de l'UDC.

Des débats autour de l’écosystème, l’agriculture et les plantes indigènes étaient au menu du Parlement ce mercredi 4 mars. L’élu Philippe Rottet a défendu la motion de l’UDC « Stop aux plantes indésirables ». Les plantes visées par ce texte: le séneçon jacobée et le chardon des champs. Deux plantes particulièrement invasives, qui peuvent être toxiques pour les animaux et impacter la production agricole. Philippe Rottet a expliqué que, selon lui, le fauchage de ces plantes en bord des routes intervient trop tard. Il voulait qu’une coupe ait lieu dès le printemps, avant la floraison.


Le monde végétal vs le monde animal ?

Pour Jacques Gerber, ministre de l’économie et de la santé, des mesures sont déjà prises pour la lutte contre les plantes dites invasives. Notamment un travail de concert entre les agriculteurs et l’administration, qui doit permettre de combattre ces plantes grâce à une fauche ciblée, sur des zones particulièrement touchées. Des fauches supplémentaires peuvent être envisagées en cas de besoin. Il a recommandé aux élus de refuser cette motion. 

Pour les Verts, les mesures actuelles suffisent et constituent un bon compromis : on fauche le bord des routes relativement vite et les talus un peu plus tard. Pour Edgard Sauser, député PLR et agriculteur, ces plantes sont effectivement dangereuses pour l’agriculture et méritent d’être éliminées plus rapidement dans l’année. Il a annoncé soutenir la motion, mais son parti était divisé sur la question. Après que chaque parti a pris la parole, Philippe Rottet est revenu à la tribune pour lancer : « Entre sauver quelques espaces végétales ou des animaux malades et des agriculteurs désabusés, j’ai choisi : c’est le monde paysan sans équivoque. » Les élus ont au final refusé la motion de Philippe Rottet par 34 voix contre 19 et 4 abstentions.


Apiculteurs contre la motion

Par ailleurs, une douzaine d’apiculteurs a manifesté ce mercredi matin devant le Parlement jurassien. Elle s’opposait à la motion « Stop aux plantes indésirables », qui va, selon elle, à l’encontre du plan national de biodiversité. Les apiculteurs ont expliqué que les plantes indigènes visées n’entrent pas dans la catégorie des plantes invasives telle que définie par la Confédération. « Une fauche avancée de ces talus priverait les pollinisateurs d’une source importante de nourriture », ont-ils écrit dans leur communiqué. /cto


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