Des mesures urgentes pour une ancienne décharge à Bassecourt

Le site a créé une pollution des eaux qui risque de s’aggraver dans le secteur.
Des mesures urgentes pour une ancienne décharge à Bassecourt

Le site a créé une pollution des eaux qui risque de s’aggraver dans le secteur. Le Parlement devra se prononcer sur un crédit de plus de deux millions de francs pour entreprendre rapidement des travaux 

L'état du Tramont après son passage sous l'ancienne décharge de Rosireux (photo : canton du Jura) L'état du Tramont après son passage sous l'ancienne décharge de Rosireux (photo : canton du Jura)

Des mesures urgentes doivent être prises dans le secteur de l’ancienne décharge de Rosireux à Bassecourt. Des déchets entreposés sur le site entre les années 60 et 80 ont créé une pollution des eaux souterraines et du ruisseau du Tramont. Le Parlement devra prochainement se prononcer sur un crédit de 2'700'000 francs pour des travaux qui sont prévus jusqu’en 2021.

À l’époque, le ruisseau du Tramont avait été mis sous tuyau pour pouvoir déposer des déchets par-dessus. Aujourd’hui, la conduite est fortement endommagée et le risque qu’elle s’effondre localement est réel, selon un communiqué transmis par le canton lundi. Si un tel incident devait se produire, les eaux du ruisseau pourraient s’infiltrer massivement dans le corps de la décharge et augmenter le lessivage des polluants. Les autorités soulignent que la biologie du cours d’eau est affectée par la présence importante de solvants chlorés. Ainsi, l’écrevisse à pattes blanches, espèce rare présente dans les ruisseaux alentours, a disparu du Tramont. 


Le ruisseau remis à ciel ouvert

Au vu de la complexité des travaux, la commune de Haute-Sorne a demandé à l’Office de l’environnement d’assumer la fonction de maître d’ouvrage. Elle est appelée à prendre en charge 10% des coûts, le canton 50% et le Confédération 40%. Le ruisseau du Tramont sera, en priorité, remis à ciel ouvert. Une barrière étanche de 5 à 10 mètres sera, ensuite, construite en bordure du cours d’eau pour maîtriser les écoulements des eaux souterraines polluées. D’autres mesures d’assainissement devront être évaluées pour ces eaux. Les autorités cantonales soulignent que l’excavation des déchets n’est, dans le cas présent, pas une option pertinente, ni finançable. /comm-alr

Les explications de Maël Bourquard, collaborateur scientifique à l’Office cantonal de l’environnement


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