La coupe est pleine pour Jean-Christophe Kübler

L’ancien chancelier de l’Etat jurassien démissionne de son poste de directeur du Contrôle suisse ...
La coupe est pleine pour Jean-Christophe Kübler

L’ancien chancelier de l’Etat jurassien démissionne de son poste de directeur du Contrôle suisse du commerce des vins, sur fond de tensions. Il évoque un souhait de réorientation professionnelle

Ex-chancelier du canton du Jura, Jean-Christophe Kübler a décidé de quitter la tête du Contrôle suisse du commerce des vins (archive). Ex-chancelier du canton du Jura, Jean-Christophe Kübler a décidé de quitter la tête du Contrôle suisse du commerce des vins (archive).

Jean-Christophe Kübler quitte son poste de directeur du Contrôle suisse du commerce des vins. L’ancien chancelier de l’Etat jurassien a présenté sa démission au 30 juin, selon une information publiée ce mercredi par le quotidien vaudois 24 Heures. Il aura occupé cette fonction durant moins de deux ans. Jean-Christophe Kübler s’en va dans un climat tendu avec les vignerons-encaveurs indépendants, très hostiles à la nouvelle ordonnance sur le vin entrée en vigueur en janvier 2019.

« Ce juriste pur et dur n’a pas tenu », déclare un anonyme dans les colonnes de 24 Heures. Jean-Christophe Kübler aurait cédé aux pressions exercées par les vignerons-encaveurs sur l’organe de contrôle auquel ils sont assujettis depuis l’an dernier. Ces indépendants multiplient les refus de contrôle de cave dans tout le pays. Le Jurassien, lui, tient un tout autre discours sur son retrait : « Mon départ est lié au contenu de mon travail, que je n’imaginais pas aussi éloigné de ma formation d’avocat et de mes expériences professionnelles de direction », déclare-t-il dans le journal vaudois. Jean-Christophe Kübler souhaite ainsi se réorienter. Deux discours sur ce départ, donc, qui est perçu comme un signe de malaise dans le milieu viticole suisse.

Pour rappel, la nouvelle ordonnance sur le vin ne fait plus de distinction entre les producteurs et les commerces. Les exigences sont plus élevées. Le contrôle mené par la Confédération est désormais annuel et facturé aux vignerons. Ceux-ci estiment avoir trop de travail administratif et trop de frais. /rch


 

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