Les enseignants jurassiens à l’épreuve du Covid-19

Les écoles étant fermées, les professeurs doivent adapter leur façon de travailler pour continuer ...
Les enseignants jurassiens à l’épreuve du Covid-19

Les écoles étant fermées, les professeurs doivent adapter leur façon de travailler pour continuer d’encadrer leurs élèves. Un véritable défi que nous explique la directrice de l’école primaire du Val Terbi

L'école à la maison est une réalité depuis une dizaine de jours dans le Jura (photo d'illustration). L'école à la maison est une réalité depuis une dizaine de jours dans le Jura (photo d'illustration).

« C’était le flou complet, il a fallu s'organiser » : Céline Liechti, directrice et enseignante à l’école primaire du Val Terbi, et ses collègues - comme l'ensemble du corps enseigant jurassien - ont dû trouver des solutions rapidement pour proposer un système d'école à la maison. Voilà 10 jours que les écoles du canton du Jura sont fermées en raison de la pandémie de coronavirus. Dès lors, les directrices et directeurs des établissements ont défini une ligne directrice pour permettre aux élèves de suivre leur cursus à distance. Dans certains cas, il a été décidé de proposer les documents sur des plateformes informatiques ou par mail, dans d’autres les devoirs sont déposés physiquement et les enfants ou les parents vont les chercher.

 

Inégalités entre les élèves

Pour faire cours à la maison, les élèves ne disposent pas tous des mêmes dispositions. En effet, certains parents travaillent, d’autres peinent à assimiler la matière enseignée à leur enfants, alors que certaines familles ne disposent pas d’ordinateur, d’imprimante, voire de connexion internet. Actuellement, les enseignants n’abordent que des thématiques déjà travaillées en classe. Ainsi, les élèves planchent sur des sujets connus et le risque d’accroître la différence de niveau entre les enfants est ainsi diminué

Céline Liechti : « On devra s’adapter sur une longue durée »

D’un point de vue du matériel à disposition des élèves, il a fallu s’adapter. Certaines écoles offrent une permanence pour gérer notamment ce genre de cas. L’école primaire du Val Terbi a, elle, carrément prêté des ordinateurs à certains élèves. 

 

« Une émulation incroyable »

Si la situation n’est pas toujours facile, elle crée certaines situations porteuses d’espoir. Cela crée « une émulation incroyable » entre les enseignants, les enfants et les parents, souligne Céline Liechti. « Chacun doit faire preuve de tolérance dans cette situation inédite », renchérit la directrice de l’école primaire du Val Terbi. Les écoles resteront fermées en tout cas jusqu’au 30 avril. /mle

Céline Liechti : « Il y a des liens différents qui se tissent »


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus