L’épineuse question des biens de nécessité

A l’heure de la crise sanitaire, les commerces n’ont le droit de vendre que des articles de ...
L’épineuse question des biens de nécessité

A l’heure de la crise sanitaire, les commerces n’ont le droit de vendre que des articles de première nécessité. Une notion ambigüe qui suscite parfois le débat

Les magasins ne vendent plus que des biens de première nécessité en ces temps de crise. Les magasins ne vendent plus que des biens de première nécessité en ces temps de crise.

C’est un exemple qui revient depuis plusieurs jours et qui nourrit le débat : certaines grandes surfaces vendent des cahiers et des cartouches d’encre, alors que les papeteries jurassiennes sont fermées en raison du coronavirus. Le ministre jurassien de l’Economie et de la Santé Jacques Gerber l’explique : « On a dû prendre ces mesures pour permettre, notamment, aux parents d’accéder aux cartouches d’encre et à d’autres articles pendant que l’école est donnée à la maison. Mais ce n’est pas de la compétence des cantons d’offrir la possibilité de rouvrir à certains commerces comme les librairies ou les papeteries ».


Une notion complexe

Jacques Gerber le reconnaît, il est difficile d’établir une limite claire et précise entre ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas. Le canton du Jura préfère utiliser le terme de « biens de consommation courante » pour définir ce qui est rendu accessible dans les supermarchés. « Au début, on voulait adopter une politique très restrictive dans le Jura en ne vendant que des denrées alimentaires et des produits d’hygiène », souligne le ministre. Mais la situation a donc un peu évolué avec l’école à la maison et les demandes « insistantes » des parents, d’après Jacques Gerber.   

Jacques Gerber : « Des situations à la limite »

La police aux aguets

La police doit faire respecter cette directive et faire en sorte que toutes les grandes surfaces jouent le jeu. Dépêchés sur place, les agents ont fait le tour des magasins dans le Jura au cours des deux dernières semaines. Ils ont notamment demandé d’arrêter de vendre des fleurs. Mais Jacques Gerber le souligne, la police se concentre actuellement essentiellement sur les questions d’hygiène auprès du personnel. Il n’est toutefois pas exclu que sa surveillance soit davantage pointue prochainement dans les rayons des surfaces commerciales. /mle

Jacques Gerber :  « Un travail plus spécifique par rayon pourrait être entrepris »


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