Le confinement risque de favoriser les violences domestiques

C’est une crainte émise par les différents organes de prévention de la région qui ont décidé ...
Le confinement risque de favoriser les violences domestiques

C’est une crainte émise par les différents organes de prévention de la région qui ont décidé de maintenir les réseaux habituels de prise en charge

Le confinement partiel risque de favoriser les cas de violences domestiques. (Photo : ldd) Le confinement partiel risque de favoriser les cas de violences domestiques. (Photo : ldd)

Les cas de violences domestiques risquent d'augmenter en cette période de confinement partiel. C’est la crainte émise par les organes cantonaux de prévention cette semaine. Angela Fleury, déléguée cantonale à l’égalité nous explique pourquoi une hausse des cas pourrait arriver :

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C’est pour cette raison qu’il a été décidé de maintenir le réseau habituel de prise en charge, afin de protéger et soutenir les victimes. Deux lignes téléphoniques sont à disposition des personnes concernées, du lundi au vendredi. Il s’agit de la permanence téléphonique du Bureau de la déléguée à l’égalité entre femmes et hommes (032/420.79.00) ainsi que la permanence téléphonique du Centre de consultation LAVI (032/420.81.00). En cas d’urgence, il y a également le numéro de la police au 117.

Pour l’instant, le nombre d’appels n’a pas encore augmenté, mais en cas de hausse, le dispositif pourrait être renforcé, comme nous l’a expliqué Angela Fleury :

Difficile de s’isoler lorsque l’on est confiné

Si le confinement partiel favorise les cas de violences domestiques, il rend également plus difficile les appels à l’aide. Il est désormais plus compliqué de s’isoler pour téléphoner. Angela Fleury en est consciente :

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La déléguée à l’égalité a également constaté des gestes de solidarité. Par exemple, une citoyenne du canton a appelé la permanence pour informer qu’elle avait une chambre d’hôte à disposition en cas de besoin.

Quant à la question de la transmission du coronavirus et les risques de contamination en cas d’hébergement d’urgence, ou si une personne souhaite se réfugier chez un membre de sa famille, « c’est une question de pesée des risques au cas par cas, explique Angela Fleury. Il faut estimer si les risques liés à la pandémie sont plus importants que ceux de rester à la maison. » /tna


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