« On n'a aucune perspective d’avenir »

Le flou persiste pour les patrons de restaurants et de bars après les annonces de déconfinement ...
« On n'a aucune perspective d’avenir »

Le flou persiste pour les patrons de restaurants et de bars après les annonces de déconfinement du Conseil fédéral. Les interrogations demeurent concernant la date de réouverture de ces établissements

Les restaurants ne savent toujours pas quand ils pourront rouvrir leurs portes (image d'illustration). Les restaurants ne savent toujours pas quand ils pourront rouvrir leurs portes (image d'illustration).

Les tenanciers de bars et de restaurants sont dans l’incertitude la plus complète. Le Conseil fédéral n’a pas précisé de date jeudi concernant une réouverture possible de ces établissements publics. GastroSuisse avait pourtant envoyé au gouvernement un concept de protection sanitaire susceptible d’être mis en place. Celui-ci prévoit notamment une limitation du nombre de personnes par mètre carré ou encore une distance minimale entre les tables. « On nous a oubliés, on ne parle pas de la restauration et de la gastronomie à l’heure actuelle. On n'a aucune perspective d’avenir », a déclaré à RFJ le président de GastroJura Maurice Paupe.

Le responsable de la faîtière jurassienne estime, par ailleurs, que les aides de la Confédération ne sont pas suffisantes. Il montre notamment du doigt les prêts Covid-19. « On creuse un trou pour en boucher un autre. À longue échéance, ce n’est pas la solution », souligne Maurice Paupe. D’après lui, il faudrait que ces aides soient accordées à fonds perdu. 


Les mesures de GastroSuisse difficilement applicables

Le président de GastroJura est également d’avis qu’il ne faut pas trop se précipiter pour rouvrir les différents établissements. Maurice Paupe est très critique envers les mesures proposées par la faîtière suisse. Celles-ci sont, selon lui, difficilement envisageables dans la région. « C’est tellement restrictif au niveau du nombre de places et des normes sanitaires. C’est juste impossible de servir les clients comme cela », indique le président de GastroJura. Ce dernier estime aussi que ces solutions sont difficilement viables économiquement, sachant que les établissements perdraient 60 à 80% des places assises. /alr

La réaction du président de GastroJura, Maurice Paupe, aux annonces du Conseil fédéral 


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