Le coronavirus éclipse la Grève pour l’Avenir. Ce vendredi devait être synonyme de journée de mobilisation aux quatre coins de la Suisse avec de nombreuses manifestations. Mais la crise sanitaire en a décidément autrement. Les acteurs de la Grève du Climat, soutenus par les syndicats et diverses organisations, ont tout de même voulu marquer le coup via une alarme climatique. Elle a retentit à 11h59 sous la forme de bruits de casseroles, de cris, de klaxons et de chants. Des slogans ont également été écrits à la craie, notamment aux abords de la gare de Delémont. « La crise climatique sera pire que celle du Corona », « Nos enfants veulent vivre » peut-on lire sur le sol ou des bancs.
Pour le groupe jurassien de la Grève du Climat, « il est primordial que l’urgente transformation écologique de la société soit aussi une transformation sociale » dans cette période de retour à la normale. Il appelle à « lutter pour une sortie des énergies fossiles aussi vite que possible, dans le respect de la justice climatique » et à « unir nos forces pour construire ensemble le monde de demain : un monde plus juste, écologique, solidaire et démocratique ». /jpi-msc
Victor Chételat, membre jurassien de la Grève du Climat : « Cette crise nous montre qu’on peut avoir de grands changements dans notre société »
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