Les batraciens bientôt en sécurité entre Coeuve et Damphreux

Les travaux pour l’aménagement d’un crapauduc débutent lundi entre Coeuve et Damphreux, alors ...
Les batraciens bientôt en sécurité entre Coeuve et Damphreux

Les travaux pour l’aménagement d’un crapauduc débutent lundi entre Coeuve et Damphreux, alors que les changements climatiques modifient les périodes de migration

Des passages vont être creusés sous la route avant l'entrée de Damphreux pour permettre aux batraciens d'effectuer leur migration en toute sécurité. Des passages vont être creusés sous la route avant l'entrée de Damphreux pour permettre aux batraciens d'effectuer leur migration en toute sécurité.

Les batraciens pourront bientôt traverser sereinement la route entre Coeuve et Damphreux. Des travaux pour aménager un crapauduc débutent lundi matin et vont durer jusqu’au mois de novembre. Sur 500 mètres, sept passages vont être creusés sous la chaussée afin que les crapauds, tritons et autres grenouilles puissent effectuer leur migration en toute sécurité sur ce site d’importance nationale pour la protection des batraciens. Le coût de cet ouvrage, 700'000 francs, est financé à hauteur de 60% par la Confédération. Jusqu’à présent, des barrières mobiles étaient posées le long de la route au printemps pour prélever quotidiennement les batraciens qui voulaient traverser la route. L’opération durait six semaines, mais le retour des batraciens, plus étendus sur la durée, ne peut pas être protégé de la même manière en raison des coûts en personnel.

Edouard Roth, responsable des compensations écologiques de l’A16 du service des infrastructures

Entre Courtedoux et Chevenez, un avant-projet de crapauduc est aussi à l’étude.


Une migration de plus en plus tôt

Les batraciens sont affectés par les changements climatiques. Le début de la migration des crapauds, grenouilles et autres tritons a commencé très tôt cette année, à la mi-janvier, alors que la pose des barrières n’est intervenue qu’à la mi-février pour éviter les dégâts qui pourraient occasionner par les chasse-neige. Des individus ont donc été retrouvés écrasé sur la chaussée. La faute à un hiver relativement doux. C’était le cas par exemple entre Coeuve et Damphreux, où les prélèvements se sont affichés à 37% de la moyenne de ces 15 dernières années. Certains batraciens ont donc traversé la route sans aide, mais d’autres ont peut-être aussi choisi de ne pas migrer et donc ne se sont pas reproduits cette année. /ncp

Edouard Roth


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