Les portes d’un élevage de cervidés sectionnées par des malfrats

François Gerber, éleveur à Bressaucourt, a vu une cinquantaine de ses biches et cerfs s’enfuir ...
Les portes d’un élevage de cervidés sectionnées par des malfrats

François Gerber, éleveur à Bressaucourt, a vu une cinquantaine de ses biches et cerfs s’enfuir alors que des intrus avaient ouvert les portes de son parc. Des faits qui se sont produits deux fois à une semaine d’intervalle durant le mois de mai

Une cinquantaine de biches, daims et cerfs se sont échappés lors des deux effractions. Une cinquantaine de biches, daims et cerfs se sont échappés lors des deux effractions.

Mais qui en veut à François Gerber ? C’est la question que se pose depuis quelques jours cet éleveur de cervidés à Bressaucourt, encore échaudé par ces incivilités. Par deux fois, des malfrats sont venus ouvrir les portes du grand parc où il garde ses animaux. D’abord dans la nuit du 8 au 9 mai, puis dans la nuit du 15 au 16 pile une semaine plus tard. « La première fois, deux portes d’entrées ont été sectionnées, vandalisées à l’aide de couteaux pour couper les sangles et d’une disqueuse pour meuler les gonds. Une cinquantaine de bêtes se sont échappées. La deuxième fois, 52 exactement », déplore l’exploitant.

François Gerber : « Les bêtes ont l'instinct de revenir, il faut être patient »

A l’heure actuelle, neuf de ses biches, cerfs et daims ne sont toujours pas revenus et se promènent encore dans la nature. Si François Gerber a bon espoir de les retrouver car « ces animaux qui vivent en parc ont l’instinct d’y revenir », il a averti la police qui effectue désormais des rondes occasionnelles. Et il se pose un tas de questions, lui qui dit n’avoir jamais reçu de menaces. « Ça peut être n’importe qui. Quelqu’un que je connais, ou qui vient de loin. De la jalousie ou du vandalisme contre les parcs d’animaux par des antispécistes. Mais on n’a aucune piste », reconnaît l’éleveur de Bressaucourt.


La police enquête et n'exclut aucune piste

La police cantonale ne dispose, pour l’instant, pas d’autres réponses et n’exclut « aucune piste » dans son enquête selon l’adjudant Daniel Affolter en charge de la communication. François Gerber n’a pas encore subi de pertes financières, mais il réfléchit sérieusement à investir dans un système de sécurité. « Ce sont des frais en plus. On n’est déjà pas beaucoup de producteurs alors s’il faut déjà se battre au bout de trois ans d’exploitation, ça deviendra compliqué », regrette-t-il. Le Jura compte deux autres éleveurs de cervidés, à Corban et aux Bois. Ces derniers avouent n’avoir encore jamais été victimes de telles infractions. Des faits similaires se sont en revanche déjà produits dans d'autres cantons. /jpi

Neuf cervidés ne sont pas encore revenus dans le parc de François Gerber. Les femelles pourraient avoir mis bas dans la nature. Neuf cervidés ne sont pas encore revenus dans le parc de François Gerber. Les femelles pourraient avoir mis bas dans la nature.


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