Dépister un cancer du sein simplement en portant un soutien-gorge : c’est l’idée innovante de la start-up neuchâteloise IcosaMed. Ce système baptisé SmartBra, est développé en collaboration avec l’entreprise Turck Duotec à Delémont et l'EPFL. Il fonctionne à l’aide d’ondes ultrasonores, déjà largement utilisées dans le monde médical pour réaliser des échographies.
Relié à une application
Le soutien-gorge, qui ressemble à une brassière de sport, est relié à une application mobile. Il doit être porté plusieurs jours d’affilée pour effectuer un dépistage efficace. Si une modification cellulaire est détectée, un signal est alors envoyé sur le téléphone de l’utilisatrice. Il est dans ce cas conseillé d’aller rapidement consulter pour qu’un diagnostic puisse être posé.
Explications de Max Boysset, fondateur d'IcosaMed
L'électronique fabriquée à Delémont
L'entreprise Turck Duotec à Delémont, partenaire technologique de la start-up neuchâteloise, est chargée de concevoir le système électronique et de l'intégrer dans le tissu du vêtement.
Un défi qui entre parfaitement dans son champ de compétences, selon Victor Callegari, directeur business development chez Turck Duotec. Plusieurs contraintes interviennent dans le processus de fabrication : le système électronique doit notamment être miniaturisé pour permettre le confort et l’esthétique. Il doit aussi resister aux lavages et à la sueur.
Victor Callegari, directeur business development chez Turck Duotec à Delémont
Le projet SmartBra doit encore réunir les fonds nécessaires à sa commercialisation. Il devrait arriver sur le marché début 2022. IcosaMed et Turck Duotec pourraient ensuite développer d’autres vêtements connectés, par exemple des culottes, pour prévenir des cancers urologiques et gynécologiques. /mmi-ara










