Un an après, Unia se bat toujours

Le 14 juin 2019, la vague violette de la Grève des femmes déferlait dans les rues des villes ...
Un an après, Unia se bat toujours

Le 14 juin 2019, la vague violette de la Grève des femmes déferlait dans les rues des villes de la région pour demander l’égalité salariale, les responsables syndicaux en attendent encore les fruits

Unia a tenu à mettre les points sur les « i ». Unia a tenu à mettre les points sur les « i ».

Un an après, il faut toujours se battre. C’est ce qu’a rappelé ce matin Unia Transjurane, place de la gare à Delémont. Là où, le 14 juin dernier, une vague violette de près de 5'000 personnes a déferlé pour demander l’égalité salariale. Un message qui n’est toujours pas passé selon les responsables syndicaux, comme l’ont montré ce vendredi matin ces deux jeunes filles en train de remettre le point sur le « i » d’« égalité ». Une manière de poursuivre la lutte. D’appuyer là où cela fait encore et toujours mal, un an après.


« Que de très petits progrès »

« Il n’y a eu que de très petits progrès. La révision de la loi sur l’égalité qui entre en vigueur, c’est une toute petite révision. Elle est absolument insuffisante », regrette Vania Alleva, présidente nationale d’Unia, présente pour l’occasion dans la capitale jurassienne. Un sentiment partagé par Nathalie, infirmière et membre du syndicat qui vient de traverser avec ses collègues la pandémie de Covid-19. Elle aussi affirme voir peu d’évolution. « Dans ma branche, des employeurs spécifient qu’ils prônent l’égalité salariale. S’ils ressentent le besoin de l’afficher, c’est que la majeure partie ne le fait pas. Les infirmières n’ont jamais fait défaut durant la pandémie, elles ne faiblissent pas. Faire acte de présence, ça montre qu’on ne se défile pas. Et à ce titre, on mérite aussi l’égalité salariale », lance Nathalie.


L'initiative d'Unia sur l'égalité salariale débattue avant la fin de l'année

Un an après cette historique Grève des femmes, l’heure et le cœur n’est finalement pas à la fête d’anniversaire pour Unia. Seulement à la poursuite d’une lutte. « On veut toujours les mêmes choses ! Les femmes demandent plus d’argent, plus de temps, plus de respect. On voit de très petites embellies sur le respect. Pour le temps et l’argent, les revendications restent entières », appuie Rébecca Lena, secrétaire régionale d’Unia Transjurane. Dans le Jura, les femmes attendent également que l’initiative d’Unia qui demande des moyens de contrôle de l’égalité salariale soit discutée devant le Parlement. Elle devrait encore être, malgré la crise, débattue avant la fin de l’année. En attendant, le groupe « égalité » du syndicat continuera d’alerter l’opinion publique ce dimanche 14 juin via un stand sur la place de la gare. /jpi


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