Le monde de la nuit sur la touche

Depuis une semaine, les boîtes de nuit peuvent rouvrir leurs portes mais seulement jusqu’à ...
Le monde de la nuit sur la touche

Depuis une semaine, les boîtes de nuit peuvent rouvrir leurs portes mais seulement jusqu’à minuit. Un couvre-feu qui incite plutôt les établissements du canton de Neuchâtel à repousser leur réouverture

Les boîtes de nuit évitent de rouvrir tant que le couvre-feu est fixé à minuit par la Confédération. (photo d'illustration) Les boîtes de nuit évitent de rouvrir tant que le couvre-feu est fixé à minuit par la Confédération. (photo d'illustration)

La bonne nouvelle n’aura pas duré longtemps. Le 27 mai dernier, le Conseil fédéral a autorisé les boites de nuit à rouvrir leurs portes dès le 6 juin. Mais une semaine après la date de délivrance, très peu de clubs ont passé le cap en Suisse romande.

Dans le Jura, les tenanciers d'établissements avaient déjà fait part de leurs réticences à ouvrir. A Neuchâtel aussi, les gérants sont critiques face aux conditions qui accompagnent l'autorisation de réouverture. Par exemple, il ne faut pas dépasser les 300 personnes, tenir une liste de présences pour tracer les visiteurs en cas de contamination et fermer la discothèque à minuit. Et c’est cette dernière mesure qui pose justement problème, car les boîtes de nuit ouvrent normalement entre 23h et minuit, pour inviter les fêtards à poursuivre leur soirée dans des lieux plus fermés. Ce couvre-feu est donc la raison principale des portes toujours closes du Lux club de La Chaux-de-Fonds.

Giuseppe Mazza, un des propriétaires du Lux club de La Chaux-de-Fonds

Même son de cloche du côté du DownTown K à Neuchâtel. Le gérant Thomas Menant ne conçoit pas d’ouvrir avec ce couvre-feu. Selon lui, il s’agirait aussi d’une concurrence déloyale vis-à-vis des bars qui accueillent normalement les fêtards en début de soirée. Les prochaines décisions du Conseil fédéral doivent tomber le 24 juin. Tous espèrent pouvoir ouvrir leur établissement plus tard dans la nuit, une fermeture fixée à 3h suffirait amplement.

Thomas Menant, gérant du DownTown K, n’attend qu’une seule chose

En attendant leur réouverture, les discothèques essuient une perte financière. Elles ne reçoivent effectivement plus d’aides de l’Etat puisque l’autorisation de réouverture a été délivrée. /swe


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