Le rapport 2019 de suivi de la qualité des cours d’eau jurassien montre des résultats contrastés. Si le Doubs, la Scheulte, la Sorne et la Birse récoltent des bons points pour la bonne qualité de leurs eaux, celle de l’Allaine est jugée « insuffisante » dans le document publié ce mercredi par l’Office cantonal de l’environnement.
« Les critères de qualité fréquemment dépassés »
Les micropolluants demeurent années après années le principal problème. « Les parties amont des cours d’eau ont généralement une excellente qualité chimique et biologique. La qualité se dégrade progressivement en traversant les plaines agricoles et les localités », mentionne le rapport. « Il faut comprendre que ce sont les activités humaines qui provoquent la pollution des eaux », résume Jean Fernex, collaborateur scientifique à l’Office de l’environnement, qui était l’invité du journal de 12h15 sur RFJ. On trouve par exemple dans l’Allaine des substances provenant des villes et villages tels que des médicaments, produits de nettoyage et biocides utilisés dans la construction, mais aussi des produits phytosanitaires utilisés dans l’agriculture. « Les critères de qualité sont fréquemment dépassés, ce qui peut avoir des effets toxiques sur les organismes aquatiques », relève encore le document.
Jean Fernex, invité du journal de 12h15
Une hausse constante depuis une dizaine d’années de la concentration en nitrate a également été observée, « sans que l’on sache vraiment l’expliquer », reconnaît Jean Fernex. L’influence du rejet de la station d’épuration du Syndicat des eaux de Porrentruy a aussi été mise en évidence au cours de ces analyses. Mais selon l’Office de l’environnement, « le traitement des micropolluants qui sera mis en place prochainement permettra une amélioration significative de la qualité de l’Allaine ». Le programme de surveillance 2020 est justement principalement consacré à ces micropolluants, dont le chlorothalonil et les pyréthrinoïdes qui émergent en Suisse. /comm-jpi









