Expulsion ordonnée après une bagarre

Une bagarre, qui a mal tourné lors de la fête de Bassecourt en 2018, s’est retrouvée mardi ...
Expulsion ordonnée après une bagarre

Une bagarre, qui a mal tourné lors de la fête de Bassecourt en 2018, s’est retrouvée mardi matin devant le Tribunal de première instance

Le prévenu a été reconnu coupable et devra être expulsé de Suisse. (Photo d'illustration) Le prévenu a été reconnu coupable et devra être expulsé de Suisse. (Photo d'illustration)

Le Tribunal de première instance a ordonné l’expulsion de l’homme qui comparaissait mardi matin. Le prévenu a été reconnu coupable de mise en danger de la vie d’autrui et de lésions corporelles graves. Les faits s’étaient produits le 24 juin 2018 lors de la fête de Bassecourt. Il a été condamné à une peine privative de liberté de 12 mois accompagnée d’un sursis de deux ans mais devra quitter la Suisse pendant cinq ans.

Fortement alcoolisés, des jeunes gens se sont empoignés sur un pont qui enjambe la Sorne. L’accusé décide alors de s’interposer pour protéger son cousin. Il a attrapé la victime, de corpulence légère, et l’a « balancée » par-dessus un pont. Celle-ci est retombée 3,70 mètres plus bas sur une berge en béton, ce qui lui a causé deux fractures au dos. Le prévenu, un homme au gabarit imposant, ne pouvait ignorer la gravité de son geste. Selon le juge pénal David Cuenat, c’était un acte disproportionné face à la situation. La légitime défense d’autrui, plaidée par le prévenu, n’a donc pas été retenue.

Le tribunal pénal a aussi relevé son manque de scrupule, puisqu’il a quitté les lieux sans se soucier de l’état de santé de la victime. Ce n’est que le lendemain qu’il s’en est inquiété auprès d’un témoin de la scène, lui demandant d’ailleurs de ne pas révéler son identité.

Quant à l’expulsion, le Ministère public ne l’avait pas requise. Mais selon le juge, le code pénal lui impose de l’ordonner compte tenu des délits causés et du manque d’attache avec la Suisse. Le prévenu devra également s’acquitter de 5'000 francs pour tort moral, ainsi que des frais judiciares. Les deux parties ont 30 jours pour faire appel de ce jugement. /ncp


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