La construction de l’usine de traitement des micropolluants va de l’avant à Soyhières. L’infrastructure, devisée à près de 9 millions de francs, doit permettre d’éliminer 80% des pesticides et résidus de soins corporels, de médicaments ou de produits ménagers présents dans l’eau. Le permis de construire avait été accordé au début de l’année au Syndicat d’épuration des eaux usées de Delémont et environs (SEDE), les travaux ont débuté en février dernier et la mise en service est prévue au printemps 2022.
Le Jura précurseur
Ces travaux doivent permettre de répondre aux nouvelles dispositions de la Loi fédérale sur la protection des eaux, entrées en vigueur en 2016. Le Jura deviendra ainsi le premier canton de Suisse à répondre à ces exigences, grâce aux futurs traitements des micropolluants à Soyhières et Porrentruy, selon Christophe Badertscher, de l'Office de l'environnement jurassien.
Le point sur l’avancée du chantier avec Gabriel Friche, président du SEDE
Production énergétique
La nouvelle usine produira elle-même une partie de l’énergie nécessaire à l’élimination des micropolluants. Un système de turbinage et la pose de panneaux solaires permettront de compenser près de 50% de la consommation électrique du traitement des micropolluants.
Jonas Margot, chef de projet au bureau RWB Jura
Risque de crue
La localisation particulière du chantier, au bord de la Birse et sur une nappe phréatique, fait peser plusieurs contraintes pratiques sur les ingénieurs. Explications ci-dessous avec l'un des ingénieurs actif sur le chantier. /mmi










