Des peines fermes pour les agresseurs de la gare de Sonceboz

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier a condamné lundi les deux prévenus à cinq ...
Des peines fermes pour les agresseurs de la gare de Sonceboz

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier a condamné lundi les deux prévenus à cinq ans et demi et une année de réclusion

Les faits se sont déroulés en décembre 2018 en gare de Sonceboz-Sombeval. (Image d'illustration) Les faits se sont déroulés en décembre 2018 en gare de Sonceboz-Sombeval. (Image d'illustration)

Le verdict est tombé lundi concernant l'agression en gare de Sonceboz survenue en décembre 2018. Un prévenu écope de cinq ans et demi de réclusion et l’autre d’un an. Les cinq juges du Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier ont retenu la tentative de lésion corporelle grave à leur encontre. Pour rappel, les deux inculpés avaient passé à tabac un quinquagénaire en lui assénant notamment des coups de pied au visage. La victime leur avait demandé de ne pas fumer dans la salle d’attente de la gare.


Des coups potentiellement mortels

Le lésé, à genoux, appuyé sur ses mains et qui se voit infliger plusieurs coups en pleine tête. Si la victime s’en est tirée avec des lésions corporelles simples, c’est dû au hasard ou à la chance. Le tribunal a d’emblée mis les accusés devant la gravité de leurs actes. Le premier prévenu, 22 ans, écope d’une peine plus lourde que son complice puisqu’il a également été jugé pour quatre autres faits de violence dont le premier remonte à 2017. Agissant avec la bande qualifiée par certains de « terreurs des bacs à sable de St-Imier », les juges ont retenu dans chaque cas la tentative de lésion corporelle grave. Selon le Tribunal, il y avait bel et bien la volonté de porter gravement atteinte.


De sept à cinq ans

Une accumulation qui aurait même pu, au final, lui coûter plus cher, soit sept ans. À charge encore selon les juges, sa stratégie de défense remplie de mensonges et de rétractions, son attitude lâche et ses agissements toujours en bande afin d’éviter de recevoir lui-même des coups. L’expertise médicale mandatée pour cette affaire pénale contribue toutefois à atténuer sa peine. Selon le rapport, le jeune homme souffre d’une personnalité dissociée avec troubles psychopathologiques. Ils impliqueraient une faiblesse du trait moral et une incapacité de ressentir la culpabilité et la honte.


Responsable au moment des actes

Quant à son complice, un homme de 38 ans, uniquement jugé pour cette affaire, il a également écopé de prison ferme. Les juges sont d’avis qu’il y a coaction dans cette agression. Le trentenaire écope d’une année de réclusion. « Je n’ai pas à être enfermé pour 4 coups de poing », s’est-il indigné. Dans son cas, l’expertise médicale a posé le diagnostic de schizophrénie. Toutefois selon les juges, il y a lieu de le considérer comme responsable au moment des faits.


Enfermés

Pour ce qui est des deux peines, le sursis n’est pas accordé. Les rapports médicaux et les éléments à charge montrent que les risques de récidive sont importants. Les deux hommes qui s’étaient rencontrés en foyer sont déjà sous les verrous depuis 15 mois. Dans le cas du trentenaire, sa peine de réclusion passée, il fera l’objet d’une mesure de traitement institutionnel dans un établissement fermé. Quant au jeune homme de 22 ans, après avoir purgé sa peine, il sera exclu du territoire suisse pour une période de 10 ans.

À noter qu’un appel de ce jugement en deuxième instance est possible dans les dix jours. /jrg


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