Les campeurs reviennent après la crise

Les campings jurassiens sont très prisés par les touristes suisses, qui renoncent à voyager ...
Les campeurs reviennent après la crise

Les campings jurassiens sont très prisés par les touristes suisses, qui renoncent à voyager à l’étranger. Les clients étaient déjà au rendez-vous en juin et allongent leur séjour depuis le début des vacances scolaires

Les campeurs sont de retour, comme ici au camping de Saignelégier. (Photo : archives) Les campeurs sont de retour, comme ici au camping de Saignelégier. (Photo : archives)

Campings jurassiens plutôt que plages méditerranéennes. La crise liée à la pandémie de Covid-19 aura tout de même fait des heureux : avec les recommandations de passer leurs vacances dans le pays, de nombreux Suisses ont choisi de se mettre au vert, et la région semble s’y prêter à merveille. Les campings du canton ont affiché une affluence record en juin, et juillet devrait être tout aussi fructueux, avec le début des vacances scolaires.

En ce moment, la région attire des touristes en très grande majorité suisses, coronavirus oblige. Le camping de Delémont a affiché complet les trois derniers week-ends, comme le relève sa gérante Marianne Broquet. Mais le mois de juin a déjà été bien rempli : beaucoup d’Helvètes ont souhaité s’évader quelques jours après le semi-confinement. A Saignelégier, le mois juin a été très prisé aussi. Le gérant du camping Jonas Kilcher est toutefois moins optimiste que sa consœur delémontaine : l’ouverture tardive du lieu occasionne une perte d’environ 20'000 francs. Les deux structures ont, par contre, accueilli beaucoup de nouveaux clients en plus de leurs habitués et résidents permanents.

C’est aussi le cas du Camping Moulin du Doubs, à Ocourt. Le président de la société qui le gère Max Bonnet est étonné du nombre de réservations enregistrées : une quinzaine par jour, alors qu’habituellement les visiteurs se contentent de passer pour voir s’il y a de la place. Le camping du Clos du Doubs a été aussi fréquenté en juin que sur les mois de mai et juin réunis de l’année dernière. « C’est presque trop », selon Max Bonnet, qui veut préserver le calme sur les lieux et accorde une grande importance au respect de la nature.

Quant aux normes d’hygiène, elles se sont quelque peu adaptées : partout, les nettoyages des sanitaires sont plus fréquents et la désinfection est devenue systématique. /nbe


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