La France dépasse depuis ce lundi le seuil limite pour être placée sur la liste rouge de la Suisse. Selon le quotidien 24 heures, l’Hexagone recense désormais 67 cas de coronavirus pour 100'000 habitants sur une période de 14 jours. La France se situe ainsi au-dessus la barre des 60 contaminations fixée par l’Office fédéral de la santé publique pour qu’un pays soit considéré à risque.
Cette situation pose toute une série de questions. Les pays qui dépassent ce seuil fatidique doivent normalement être placés sur la liste rouge de la Confédération. Or, une telle mesure impliquerait une quarantaine de dix jours pour tous les voyageurs de retour de France. Problème : plus de 180'000 frontaliers traversent quotidiennement la frontière pour venir travailler en Suisse. S’ajoutent à ce nombre toutes les personnes qui ont de la famille en France ou encore celles qui vont y faire du tourisme d’achat.
Pourparlers avec la Confédération
Selon le ministre jurassien de l’économie, Jacques Gerber, des discussions sont en cours avec la Confédération. Les travailleurs frontaliers pourraient faire l’objet d’exceptions. Certains évoquent aussi la possibilité de ne pas placer toute la France dans la liste rouge, mais seulement certaines régions. Quoi qu’il en soit, les cantons sont actuellement dans l’incertitude la plus complète. La décision finale revient au Conseil fédéral. Le directeur de la Chambre de commerce et d’industrie du Jura souhaite des mesures pragmatiques. Pour Pierre-Alain Berret, il serait impensable pour l’économie jurassienne de ne pas prévoir d’aménagements particuliers. /alr









