Un investissement qui se trompe de cible

Le comité jurassien contre le projet d’achat de nouveaux avions de combat a fait part de ses ...
Un investissement qui se trompe de cible

Le comité jurassien contre le projet d’achat de nouveaux avions de combat a fait part de ses arguments mardi matin. Il dénonce une dépense trop onéreuse et qui vise à côté des réels dangers qui menacent le pays

Pour le comité jurassien contre l'achat de nouveaux avions de combat, le projet se trompe de cible. (Photo: Armée suisse) Pour le comité jurassien contre l'achat de nouveaux avions de combat, le projet se trompe de cible. (Photo: Armée suisse)

Les avions de combat se trompent de cible. Le comité jurassien contre le principe d’achat des nouveaux avions de combat a fait part de ses arguments mardi matin. Le comité est constitué de membres du PS, des Verts, du PCSI, du CS-POP et du PEV. Les membres dénoncent un projet trop onéreux, devisé à six milliards de francs, mal adapté et qui vise à côté des réels dangers qui menacent le pays. La population se prononcera sur le sujet le 27 septembre prochain.


Une menace mal définie

Pour les membres du comité, le projet devisé à six milliards de francs est trop ambitieux et ne se concentre pas sur les menaces réelles et concrètes qui planent sur le pays. « On a de la peine à comprendre comment justifier un tel investissement, alors que l’armée n’est pas capable de définir clairement les dangers auxquels ces appareils devront faire face », s’étonne le CS-POP Rémy Meury. Le comité estime notamment que les enjeux climatiques sont une menace plus concrète et immédiate à laquelle l’argent destiné à l’achat des avions de combat permettrait de faire face. « Avec ce projet, on se trompe d’investissement, explique la Verte Erica Hennequin. De plus, ces appareils sont extrêmement polluants et participent au problème climatique. »

Un investissement qui tombe également mal selon le comité. « Avec l’incertitude économique liée au Covid-19, ce n’est absolument pas le bon moment pour une telle dépense, dont le total pourrait atteindre entre 18 et 24 milliards de francs, estime le PCSI Pierre-André Henzelin. De plus, les retombées financières assurées par les affaires compensatoires exigées à hauteur de 60% seront très probablement moins importantes que prévu. C’est ce que l’on a constaté après l’achat des FA-18. »


Une alternative moins coûteuse

Pour le conseiller national socialiste Pierre-Alain Fridez, cette dépense est surdimensionnée et inadaptée aux besoins sécuritaires du pays. « Les terroristes n’ont pas d’avions de combat. Il faudrait qu’un Etat voisin nous attaque pour justifier l’utilisation de tels avions de combat. Et cette perspective est illusoire. » Pour le socialiste, une flotte réduite de jets légers associée à un système de radars et une défense sol-air permettrait d’assurer la police du ciel. /tna


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