Carnaval a l’embarras du masque

Les organisateurs des festivités de Delémont, Bassecourt, Courtételle et du Noirmont restent ...
Carnaval a l’embarras du masque

Les organisateurs des festivités de Delémont, Bassecourt, Courtételle et du Noirmont restent dans l’expectative en vue des rendez-vous de carnaval en février 2021 à cause du coronavirus

Les soirées de carnaval devront être compatibles avec les règles de sécurité sanitaire en 2021. (Photo: archives) Les soirées de carnaval devront être compatibles avec les règles de sécurité sanitaire en 2021. (Photo: archives)

Même masqué, Carnaval risque de ne pas avoir le même visage qu’à l’accoutumée en 2021. Après l’annonce mercredi du Conseil fédéral au sujet des manifestations de plus de 1'000 personnes, nous avons contacté les organisateurs des grands rendez-vous costumés du Jura qui doivent se tenir mi-février à Delémont, Bassecourt, Courtételle et au Noirmont. Et tous restent dans l’expectative en attendant les précisions du Gouvernement cantonal à qui il reviendra de délivrer les autorisations pour ce genre d’événements. Ils sont aussi à la merci de l’évolution de la situation sanitaire liée au coronavirus dans les prochains mois.

Il faut donc à priori s’attendre à vivre un carnaval différent des autres l'année prochaine. Ce qui semble acté, c’est qu’il n’y aura de cortège nulle part si la traçabilité est obligatoire. Pas de chars, pas de pluie de confettis et sans doute des cliques bien moins bruyantes dans les rues. Les différents comités planchent toutefois sur des plans B pour pouvoir maintenir certains des rendez-vous au programme.


Des festivités à Trisseville et Guéguelleville

Mais des festivités, il y en aura, promet-on du côté de Delémont et Courtételle. « Le Bal des Vieilles de Trisseville devrait pouvoir se tenir jusqu’à 300 personnes et nous planchons sur une intronisation princière à l’intérieur pour pouvoir assurer la traçabilité », explique le président de la Société de Carnaval de Delémont Yann Beuret, tout en rappelant que son comité n’est pas responsable des animations qui ont lieu en soirée dans les bars et les rues de la capitale jurassienne.

À Guéguelleville, le but est de maintenir ce qui peut l’être. « Nous souhaitons maintenir la tradition de carnaval, mais ce sera peut-être sous une autre forme », confie Victor Schwab, le président de la Société de Carnaval de Courtételle, qui planche sur l’organisation d’une soirée qui sera peut-être sur inscription et avec moins de monde pour respecter les conditions sanitaires.


Patadorf dans le flou

La réflexion est moins avancée à Bassecourt et le préavis plus défavorable : « Ce ne sera pas possible d’organiser une édition sous la forme habituelle si les restrictions restent les mêmes », glisse Laurent Haegeli, le président du Carnaval du Jura, Bassecourt. Toutefois, la volonté de marquer le coup subsiste à Patadorf, avec peut-être au moins une soirée réduite dans la Halle des fêtes et pourquoi pas un concours de masques.


Les 4 phases pourraient être maintenues au Noirmont

Dans les conditions actuelles, il est difficile d’imaginer des fêtes nocturnes pour les organisateurs du Carnaval des Franches-Montagnes au Noirmont, s’il n’y a pas de cortèges pour les précéder. « Nous souhaitons avant tout ne pas créer une situation dangereuse pour la population. Des aspects financiers entrent ensuite aussi en ligne de compte », souligne Marc Boillat, le président de la société du Carnaval des Franches-Montagnes. Les autres rendez-vous du Carimentran, plus intimistes, que sont les Sauvages, Baitchai, le Grand-Manger et la Crémation du bonhomme hiver pourraient eux se dérouler presque normalement, tout dépend la situation sanitaire mi-février prochain. /emu


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