Unanimité jurassienne pour le congé paternité

Le comité jurassien en faveur du congé paternité a présenté jeudi matin ses arguments.
Unanimité jurassienne pour le congé paternité

Le comité jurassien en faveur du congé paternité a présenté jeudi matin ses arguments. Des membres de tous les partis politiques cantonaux et des représentants syndicaux estiment qu’une telle mesure est évidente pour la politique familiale de notre pays

Le comité jurassien qui milite pour le congé paternité regroupe des représentants de tous les partis jurassiens. Le comité jurassien qui milite pour le congé paternité regroupe des représentants de tous les partis jurassiens.

« Il est temps pour la Suisse de se doter d’un congé paternité ». Le comité jurassien en faveur du projet soumis en votation le 27 septembre a exposé ses arguments jeudi matin. Il réunit des représentants de tous les partis cantonaux et des syndicats. Le texte prévoit d’octroyer deux semaines aux pères lors de la naissance d’un enfant. Il s’agit du contre-projet élaboré par le Parlement fédéral en réponse à une initiative populaire qui demandait quatre semaines et qui a été retirée.


Une large coalition

Anne Froidevaux, députée PDC et co-présidente de la formation, a estimé que la Suisse devait se munir d’une politique familiale moderne et qu’un congé paternité était indispensable « autant pour les pères que pour les mères ». La présentation du comité était aussi l’occasion pour les partisans, à gauche comme à droite, de rappeler les enjeux que représente le congé paternité pour l’égalité hommes-femmes. La députée UDC Brigitte Favre a, par exemple, jugé que ce congé était « un pas important pour l’égalité sur le marché du travail ». Les membres du comité ont également rappelé que la naissance d’un bébé n’était pas anodine. « Aujourd’hui, on traite l’arrivée d’un enfant comme un déménagement », a déclaré le libéral-radical, Gabriel Voirol.

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Un coût à relativiser

Pour les opposants qui viennent principalement d’outre-Sarine, ce congé paternité est un projet trop coûteux et une charge supplémentaire pour les entreprises déjà bien sollicitées. Il serait financé par une légère augmentation de la déduction APG. Le coût doit toutefois être relativisé, selon Loïc Dobler. Le responsable régional à Syna et co-président de la formation a estimé que cette mesure constituait une contribution nécessaire à la société.

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Un premier pas

Si l’ensemble du comité s’accorde sur la nécessité d’un congé paternité, tous ne sont pas pour autant satisfaits de sa durée. « Dix jours ne suffisent pas », a tranché Loïc Dobler. La gauche, les syndicats et certains élus du centre auraient préféré quatre semaines, mais ils ont estimé que le maintien de l’initiative populaire aurait constitué un trop grand risque. « Autant deux semaines que rien du tout », a souligné le député socialiste Fabrice Macquat.

Plusieurs intervenants ont insisté sur le fait qu’une telle mesure était presque déjà obsolète en comparaison avec nos pays voisins. Un congé parental de plus longue durée n’est qu’une question de temps pour certains. /iar-alr


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