« L’initiative de l’UDC ajoute une crise à la crise actuelle »

Les opposants jurassiens estiment que le texte serait une catastrophe pour l’économie et l’emploi ...
« L’initiative de l’UDC ajoute une crise à la crise actuelle »

Les opposants estiment que le texte serait une catastrophe pour l’économie et l’emploi. Dans le Jura, une large coalition se mobilise pour appeler la population à glisser un « non » dans les urnes le 27 septembre

Le peuple suisse se prononcera le 27 septembre sur l'initiative de l'UDC (photo libre de droits). Le peuple suisse se prononcera le 27 septembre sur l'initiative de l'UDC (photo libre de droits).

Un texte dangereux pour l’économie, les travailleurs et le monde académique : les opposants à l’initiative de l’UDC contre la libre circulation des personnes ont présenté leurs arguments cette semaine dans le Jura. Lundi, c’était la gauche et les syndicats. Vendredi, la droite et les représentants des entreprises. Le PCSI a, de son côté, participé aux deux conférences de presse. Le texte sera soumis aux Suisses le 27 septembre. Les comités ont rappelé que son acceptation entraînerait de facto la résiliation des sept accords bilatéraux 1 entre la Suisse et l’Union européenne.


Des travailleurs frontaliers indispensables

Les différents intervenants estiment qu’une telle situation serait « catastrophique pour l’industrie suisse d’exportation, qui gagne plus d’un franc sur deux avec les pays membres de l’UE ». Chiffres à l’appui, Charles Juillard a souligné que l’immigration des travailleurs européens avait diminué de 54% par rapport à 2013. Le conseiller aux Etats PDC a aussi rappelé que la conclusion des accords bilatéraux avait permis au PIB suisse de progresser après des années de stagnation.

L’acceptation du texte constituerait une catastrophe pour le tissu économique régional déjà bouleversé par la crise du coronavirus, selon les opposants. Le président de la FER-Arcju, Patrick Riat, considère que les entreprises jurassiennes ne peuvent pas se passer des travailleurs frontaliers :

Les mesures d’accompagnement en danger

De leur côté, la gauche et les syndicats estiment que les mécanismes actuels sont suffisants pour limiter l’immigration et protéger les travailleurs suisses. Le secrétaire général de l’Union syndicale jurassienne ne partage pas l’avis de l’UDC qui estime que son initiative va limiter la pression sur les salaires. Selon Thomas Sauvain, le texte mettrait, au contraire, les mesures d’accompagnement en péril :

De graves menaces pour le monde académique

Les universités et hautes écoles de Suisse sont aussi opposées à l’initiative de l’UDC. Plusieurs menaces sont évoquées : entraves à la mobilité du personnel académique et des étudiants, exclusion des programmes européens de recherche et insécurité juridique. Pour le président des Hautes écoles pédagogiques romandes, Maxime Zuber, le texte porterait clairement atteinte à la compétitivité et la force d’innovation de la Suisse :

Les Suisses auront le dernier mot dans les urnes le 27 septembre. /alr


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