Initiative de limitation : l’UDC Jura tente de rassurer les entreprises

Le comité de soutien jurassien à l’initiative affirme que les exportations suisses ne s’effondreront ...
Initiative de limitation : l’UDC Jura tente de rassurer les entreprises

Le comité de soutien jurassien à l’initiative affirme que les exportations suisses ne s’effondreront pas si le paquet des « bilatérales I » venait à tomber

De gauche à droite : Didier Spies et Brigitte Favre (députés), Thomas Stettler (président UDC Jura), Thierry Froidevaux (vice-président) et John Moser (vice-président). De gauche à droite : Didier Spies et Brigitte Favre (députés), Thomas Stettler (président UDC Jura), Thierry Froidevaux (vice-président) et John Moser (vice-président).

L’UDC Jura veut tordre le cou aux arguments contre l’initiative de limitation de l’immigration. Plusieurs membres du parti ont créé un comité de soutien jurassien pour défendre le texte qui sera soumis au peuple le 27 septembre. Ce dernier vise à supprimer l’accord de libre circulation des personnes avec l’Union européenne.


Alors que les détracteurs dénoncent régulièrement une initiative dangereuse pour l’économie, le parti agrarien y voit surtout un texte qui redonne la priorité aux travailleurs suisses et permettrait d’en finir avec certains abus. « Quand on voit à la frontière de Boncourt des entreprises qui s’installent là spécialement pour être à proximité de la main-d’œuvre étrangère, est-ce ça l’économie que l’on veut dans le Jura et en Suisse ? On veut continuer à laisser les entreprises faire leur travail, mais en donnant des barrières pour dire : ici, c’est exagéré, on doit limiter », illustre le président de l’UDC Jura, Thomas Stettler.

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Mais en vertu de la fameuse « clause guillotine », supprimer le principe de libre circulation des personnes ferait tomber le paquet des sept accords bilatéraux signés en 1999 si l’UE refuse de négocier. Parmi eux figurent notamment des textes qui facilitent le commerce. Leur possible révocation suscite la crainte des milieux économiques. « Ces accords-là sont garantis par d’autres accords antérieurs qui nous permettront de continuer notre commerce, peut-être avec quelques petites entraves administratives mais cela s’arrêtera là. On échangeait avec l’Europe avant les bilatérales, on continuera après », tente de rassurer le vice-président de l’UDC Jura, Thierry Froidevaux.

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L’immigration, c’est du béton ?

Selon le comité de soutien, l'économie transfrontalière et les flux d’immigration dénaturent les paysages. « Une bétonisation qui supprime des terres arables, conduit à davantage d’importations pour nourrir la population. Ce n’est pas non plus écologique », avance l’autre vice-président du parti, John Moser, tout en invitant les « défenseurs de l’environnement, les Verts en premier » à voter en faveur du texte. Son application demandera sans doute une période de transition difficile, reconnaît le comité de soutien. Il répond cependant qu’il s’agit surtout de dessiner la Suisse des générations futures. /jpi

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