« Seuls les hauts revenus bénéficieront de cette déduction »

Le comité jurassien contre la modification de la loi sur l’impôt fédéral direct a lancé sa ...
« Seuls les hauts revenus bénéficieront de cette déduction »

Le comité jurassien contre la modification de la loi sur l’impôt fédéral direct a lancé sa campagne vendredi en vue de la votation fédérale du 27 septembre prochain. Il est composé des représentants des Verts, du CS-POP, du PSJ et du PCSI

Les représentants du comité présents vendredi : devant, à gauche Dominique Froidevaux (PS), au centre Jean-Paul Miserez (PCSI), à droite Jean Parrat (CS-POP), et derrière, à gauche James Frein (PS) et à droite Céline Robert-Charrue (Verts). Les représentants du comité présents vendredi : devant, à gauche Dominique Froidevaux (PS), au centre Jean-Paul Miserez (PCSI), à droite Jean Parrat (CS-POP), et derrière, à gauche James Frein (PS) et à droite Céline Robert-Charrue (Verts).

« Non à l’arnaque fiscale ! » : le comité jurassien contre la modification de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct est sorti du bois vendredi. Le nouveau texte de loi veut faire passer de 10'100 francs à 25'000 francs par enfant la déduction maximale prévue dans l’impôt fédéral direct pour les frais de garde par des tiers, comme les frais de crèches par exemple. Il prévoit aussi d’augmenter de 6'500 à 10'000 francs la déduction fiscale générale pour enfant. Le but étant d’alléger le budget familial et améliorer la conciliation entre le travail et la famille. Seuls les ménages assujettis à l’impôt fédéral direct pourront bénéficier de ces déductions. Ce qui représente près de 60% des familles, d’après la Confédération. Selon le président du parti socialiste jurassien James Frein, « ces mesures ne toucheraient que 5-6% des familles jurassiennes, des familles qui ont un grand revenu, soit plus de 150'000 francs par année ».


La classe moyenne en subirait les conséquences

Les membres du comité sont des représentants des Verts, du CS-POP, du PSJ et du PCSI. Ils estiment que le texte rate sa cible et n’aiderait pas la classe moyenne. Au contraire, c’est même elle qui se retrouverait pénalisée, car un recul des rentrées fiscales provoquerait une suppression de certaines réductions de primes d’assurance-maladie et une augmentation des tarifs des crèches. Selon le comité contre la modification de la loi, les pertes fiscales en cas d’acceptation avoisineraient 370 millions de francs pour la Confédération, et 70 millions pour les cantons. /tri


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